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05/10/2017 01:51 EDT | Actualisé 05/10/2017 02:00 EDT

Les grandes dates de l'EI en Irak

Rappel des dates-clés du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak.

- Création de l'EIIL -

Le 9 avril 2013, le chef d'Al-Qaïda en Irak, Abou Bakr al-Baghdadi, annonce une fusion de son groupe, l'Etat islamique en Irak (ISI), avec le Front al-Nosra, qui combat le régime en Syrie, pour former l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Mais Al-Nosra décline le parrainage de Baghdadi et prête allégeance au chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri. L'EIIL est désavoué par Al-Qaïda début 2014.

- Avancée fulgurante -

Le 10 juin 2014, des centaines d'insurgés sunnites, appartenant notamment à l'EIIL, s'emparent de la deuxième ville du pays, Mossoul, et d'une grande partie de sa province, Ninive (nord). Ils prennent le contrôle de plusieurs secteurs dans deux provinces proches, Kirkouk et Salaheddine. A de nombreux endroits, les forces de sécurité abandonnent leurs positions.

L'EIIL, qui bénéficie du soutien d'ex-officiers du dictateur déchu Saddam Hussein et de groupes salafistes contrôlait déjà depuis janvier Fallouja et des zones de la province occidentale d'al-Anbar, voisine de Ninive.

- 'Califat' -

Le 29 juin 2014, l'EIIL proclame un "califat" dirigé par son chef Baghdadi sur les territoires conquis en Irak et en Syrie. Le groupe se prénomme désormais "Etat islamique" (EI).

Le 5 juillet, Baghdadi apparaît pour la première fois dans une vidéo postée sur des sites jihadistes. Depuis la mosquée al-Nouri à Mossoul, il appelle tous les musulmans à lui "obéir".

- Des sites ravagés -

En juillet 2014, l'EI dynamite à Mossoul la tombe du prophète Jonas, aussi connu sous le nom de Nabi Younès. Il saccage aussi des trésors pré-islamiques du musée et incendie la bibliothèque. Le site archéologique de Nimroud, joyau de l'empire assyrien, et la cité de Hatra de la période romaine, seront également attaqués par les jihadistes.

- Coalition -

Le 8 août 2014, les Etats-Unis s'impliquent directement pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011, en bombardant des positions de l'EI. Bagdad réclamait ces frappes. Début septembre, Barack Obama promet de vaincre l'EI avec "une vaste coalition internationale".

- Série de défaites -

Le 31 mars 2015, les forces irakiennes reprennent la ville à majorité sunnite de Tikrit (nord de Bagdad) à l'EI.

Le 13 novembre, les forces kurdes appuyées par la coalition reprennent Sinjar (nord).

Le 9 février 2016, Ramadi, chef-lieu de la province occidentale d'Al-Anbar, est reprise aux jihadistes puis Fallouja dans la même province le 26 juin.

- Attentats sanglants -

Le 11 mai 2016, trois voitures piégées tuent plus de 90 personnes à Bagdad. Le 3 juillet 2016, plus de 320 personnes meurent dans un attentat suicide dans un quartier majoritairement chiite de la capitale. Le 14 septembre 2017, au moins 84 personnes ont été tuées dans un double attentat près de la ville de Nassiriya, au sud de Bagdad. L'EI revendique tous ces attentats.

Le groupe jihadiste sunnite continue de viser les chiites, majoritaires en Irak, qu'il considère comme hérétique.

- Reprise de Mossoul -

Le 17 octobre 2016, les forces fédérales soutenues par les frappes de la coalition, lancent une grande offensive pour reconquérir Mossoul.

Le 10 juillet, la victoire est proclamée par le Premier ministre irakien Haider al-Abadi.

- Tal Afar et la province de Ninive reconquises -

Le 20 août 2017, les forces irakiennes lancent l'assaut sur le bastion jihadiste de Tal Afar (nord), stratégique pour l'EI.

Le 31 août, les forces irakiennes annoncent avoir reconquis Tal Afar et la totalité de la province septentrionale de Ninive.

- Bataille de Al-Qaïm -

L'EI fait face à une offensive lancée par les forces irakiennes, le 19 septembre, dans la province d'Al-Anbar (ouest), le long du fleuve Euphrate.

Après avoir perdu la localité d'Anna, le groupe extrémiste contrôle encore deux villes: Rawa et surtout Al-Qaïm, ultime localité avant la province syrienne de Deir Ezzor.

- Bataille de Hawija -

L'offensive pour reprendre cette ville de plus de 70.000 habitants a été lancée le 21 septembre par les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale anti-EI emmenée par Washington.

Le 5 octobre, le Premier ministre irakien annonce la libération de Hawija, qui constituait la dernière grande ville aux mains des jihadistes dans le nord du pays.

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