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05/10/2017 15:46 EDT | Actualisé 05/10/2017 21:31 EDT

Les Cubs ont vécu l'allégresse de la victoire, mais pas les Nationals

WASHINGTON — Alors que Kris Bryant, Anthony Rizzo et les autres porte-couleurs des Cubs de Chicago amorcent la quête d'un deuxième titre de la Série mondiale en... un an — un objectif qui n'a pas tout à fait le même panache que l'expression «en plus d'un siècle» — ils affronteront les Nationals de Washington de Bryce Harper, une organisation dont le passé récent est taché d'échecs en matchs éliminatoires.

Le «nous y sommes passés, nous l'avons vécu», comme le mentionnait le gérant des Cubs Joe Maddon avant l'entraînement des siens jeudi au Nationals Park, peut avoir de l'importance.

«À l'approche de ces séries éliminatoires, nous avons une 'connaissance' que nous n'avions pas l'an dernier, a affirmé Maddon. J'aimerais croire que nous affichons une sorte d'excitation sans anxiété. Quand vous abordez une situation 'inconnue', vous avez tendance à être plus anxieux, au lieu d'être fébriles et excités de vivre le moment.»

Ce que les Cubs ont réalisé l'an dernier, en venant de l'arrière pour vaincre les Indians de Cleveland lors de la Série mondiale, est un tour de force que les Nationals aimeraient bien accomplir. Or, lorsqu'ils sauteront sur le terrain vendredi soir, menés par le partant Stephen Strasburg face à Kyle Hendricks, les Nationals chercheront à gagner une ronde éliminatoire pour la première fois depuis leur transfert de Montréal, en 2005.

Sean Doolittle, le stoppeur des Nationals, croit que la différence dans les récents succès des deux organisations en matchs éliminatoires peut avoir une certaine incidence sur l'issue.

«Le fait d'avoir vécu un match ultime en Série mondiale, ça compte pour quelque chose, a reconnu Doolittle, qui est passé aux Nationals en juillet.

«Toutefois, il y a beaucoup de joueurs ici qui ont beaucoup d'expérience lors des séries éliminatoires, plusieurs qui ont gagné en Série mondiale et mérité des bagues de championnats. Il y a suffisamment d'expérience pour éviter d'être pris de court par les émotions ou l'énergie de cette situation.»

En fait, il n'y a qu'un joueur de position chez les Nationals qui peut se targuer de posséder une bague commémorative: le voltigeur Jayson Werth, qui a remporté un championnat avec les Phillies de Philadelphie en 2008, et dont le contrat de 126 millions $ pour sept ans est sur le point de venir à échéance.

Avec Werth, les Nationals ont mérité quatre titres de la section Est de la Ligue nationale en six ans, incluant cette saison, mais ont été éliminés dès le premier tour en 2012, 2014 et 2015.

«De toutes mes années ici, c'est celle où nous avons les meilleures chances, où nous sommes dans les meilleures dispositions pour jouer aussi longtemps que nous le voulons. J'aime nos chances.»

Pendant que les Cubs ont dû terminer avec aplomb, affichant un dossier de 49-25 — le meilleur dans la Ligue nationale après la pause du match des étoiles — pour devancer les Brewers de Milwaukee au sommet de la section Centrale, les Nationals se sont sauvés avec le titre dans une médiocre section Est, qu'ils ont assuré il un mois. Ils ont devancé leurs plus proches rivaux par 20 matchs.

«Il y a de bons et de mauvais côtés dans les deux cas, soutient l'arrêt-court Trea Turner, des Nationals. Nous avons eu l'occasion de nous reposer un peu tandis qu'ils ont dû, je suppose, appuyer sur l'accélérateur pendant la majorité de la saison. Mais ça nuit aussi un peu. Nous avons ralenti la cadence pendant un certain temps, et ce n'est pas toujours bon.»