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05/10/2017 06:47 EDT | Actualisé 05/10/2017 21:32 EDT

L'Irak dit avoir repris la ville de Hawija des mains des extrémistes de Daech

PARIS — Le premier ministre irakien a déclaré jeudi que les troupes avaient repris la ville de Hawija, dans le nord du pays, des mains de Daech (groupe armé État islamique), chassant les extrémistes de l'un de ses derniers bastions au pays.

Haïder al-Abadi a déclaré victoire lors d'une conférence de presse à Paris aux côtés du président français Emmanuel Macron, qui a offert une aide de médiation entre le gouvernement irakien et la région autonome kurde, qui a voté pour l'indépendance la semaine dernière, un geste rejeté par Bagdad et par la Turquie et l'Iran voisins.

Les forces irakiennes ont chassé Daech de presque toutes les villes dont il s'était emparé à l'été 2014, incluant la deuxième plus grande ville du pays, Mossoul, libérée en juillet.

Les extrémistes sont maintenant principalement concentrés dans la région longeant la frontière Irak-Syrie, et contrôlent quelques village dans l'extrême ouest de la province d'Anbar, où une autre offensive irakienne appuyée par les États-Unis est en cours.

La coalition menée par les États-Unis a publié un communiqué applaudissant «la victoire rapide et décisive» de l'Irak à Hawija.

Au moment où il chasse les extrémistes de leurs dernières parcelles de territoire, l'Irak fait face à un nouveau défi alors que les pressions kurdes pour l'indépendance se font de plus en plus croissantes. Plus de 90 pour cent des Kurdes ont voté pour l'indépendance lors d'un référendum, le mois dernier, qui a toutefois été qualifié d'illégal par le gouvernement, à Bagdad, de même que par les pays voisins.

Emmanuel Macron a déclaré que la France et d'autres pays sont préoccupés par le conflit, ajoutant que la France soutenait l'intégrité territoriale de l'Irak et demandant une «réconciliation nationale et une gouvernance inclusive». Il a rappelé les liens unissant la France aux Kurdes.

Selon lui, le dialogue est «la seule voie» pour se sortir de la crise et la France est prête à «contribuer activement à la médiation».