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05/10/2017 00:35 EDT | Actualisé 05/10/2017 00:40 EDT

Irak, Syrie: les principales offensives en cours contre l'EI

Après une percée fulgurante en 2014, le groupe Etat islamique (EI) a vu son "califat" autoproclamé se réduire comme peau de chagrin à mesure qu'il reculait en Syrie et en Irak, où il fait actuellement face à plusieurs offensives.

- IRAK -

HAWIJA

A la faveur d'une offensive lancée le 21 septembre, les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale anti-EI emmenée par Washington, ont annoncé jeudi avoir repris le centre de cette ville de plus de 70.000 habitants.

Les combats se poursuivent dans des quartiers périphériques du dernier grand centre urbain irakien aux mains de l'EI.

Cette opération menée dans la riche province pétrolière de Kirkouk vise à reprendre le contrôle d'un vaste territoire qui s'étend à l'ouest de Hawija.

AL-QAÏM

L'EI fait face, là aussi, à une offensive lancée par les forces irakiennes, le 19 septembre, dans la province d'Al-Anbar (ouest), le long du fleuve Euphrate.

Après avoir perdu la localité d'Anna, le groupe extrémiste contrôle encore deux villes: Rawa et surtout Al-Qaïm, ultime localité avant la province syrienne de Deir Ezzor.

Le 27 septembre, les jihadistes ont lancé une contre-offensive éclair sur trois villages d'Al-Anbar, où ils se sont infiltrés durant quelques heures avant d'être chassés.

- SYRIE -

RAQA

Les forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes, sont entrées début juin dans Raqa, après des mois d'une offensive visant à reconquérir les environs de ce bastion jihadiste dans le nord.

Soutenues par les frappes de la coalition, elles ont repris 90% de la "capitale" de l'EI en Syrie. Le 21 septembre, les FDS ont proclamé que la victoire était "proche" à Raqa, ajoutant qu'elles nettoyaient les dernières poches où sont retranchés les jihadistes.

Le 28 septembre, un commandant de la coalition a affirmé à l'AFP que les jihadistes rendaient "leur dernier souffle", mais il a évoqué un "combat difficile" en raison de l'acharnement notamment des jihadistes étrangers.

L'avancée des FDS est aussi ralentie par la présence de nombreuses mines déposées par l'EI, et la présence de civils.

Selon le bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), près de 15.000 civils pourraient encore être pris au piège à Raqa.

Les frappes de la coalition ont tué des centaines de civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

DEIR EZZOR

Frontalière de l'Irak, la province pétrolière de Deir Ezzor (est), la dernière de Syrie encore largement contrôlée par les jihadistes, est le théâtre de deux offensives distinctes.

Les FDS, avec l'appui de la coalition, ont lancé en septembre une offensive sur la rive est de l'Euphrate, qui coupe en deux la province. Elles ont déjà repris aux jihadistes plus de 500 km2 dans le nord de la province, selon la coalition.

Les forces du régime, appuyées par l'aviation russe, concentrent elles leurs opérations sur la ville de Deir Ezzor, capitale provinciale, sur la rive ouest du fleuve.

En septembre, l'armée avait brisé le siège qu'imposaient les jihadistes depuis près de trois ans sur une partie de Deir Ezzor. Elle contrôle 75% de la ville selon l'OSDH, et tente de chasser l'EI de ses derniers quartiers.

Si les jihadistes devaient les perdre, ils conserveraient cependant le contrôle sur la vallée de l'Euphrate, du sud de cette ville à la frontière irakienne.

AUTRES POCHES

L'EI a été chassé mercredi de ses dernières positions dans la province de Hama (ouest).

Soutenue principalement par l'aviation de l'allié russe, l'armée syrienne avait lancé l'offensive début septembre, reprenant progressivement quelque 50 villages et localités, selon l'OSDH.

De même source, plus de 400 jihadistes et près de 190 membres des forces prorégime ont péri dans la bataille.

Le régime de Bachar al-Assad contrôle désormais la majorité de la province de Hama, dont la capitale éponyme. Quelques secteurs dans le sud, l'est et le nord de la province sont toujours aux mains de rebelles ou de groupes dominés par les jihadistes de l'ex-branche d'Al-Qaïda.

Il subsiste par ailleurs quelques poches de l'EI dans le désert de Homs et des jihadistes sont encore présents, en nombre restreint, dans le camp palestinien de Yarmouk, dans la périphérie sud de Damas. Enfin, un groupuscule ayant fait allégeance à l'EI se maintient dans le sud.

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