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05/10/2017 09:20 EDT | Actualisé 05/10/2017 09:40 EDT

Brésil: l'Italien Cesare Battisti présenté devant un juge

L'écrivain et ancien militant d'extrême gauche italien Cesare Battisti, dont l'Italie réclame l'extradition, devait être présenté jeudi après-midi à un juge dans l'ouest du Brésil, au lendemain de son interpellation à la frontière bolivienne.

Un conseiller auprès de la police dans la ville frontalière de Corumba a indiqué à l'AFP que Battisti était "détenu (dans la localité) et serait présenté (vers 19H30 GMT) à un juge", qui devrait se prononcer sur son maintien en détention ou sa remise en liberté.

Cette dernière option semblait la plus probable en raison des faits mineurs lui étant reprochés en territoire brésilien. M. Battisti aurait tenté de traverser la frontière en possession d'un montant de devises supérieur aux 10.000 réais (environ 2.700 euros) autorisés sans déclaration.

L'Italien de 62 ans a été interpellé par la police fédérale après un contôle de routine de la police routière alors qu'il tentait de quitter le Brésil à bord d'un taxi bolivien.

Le gouvernement italien a confirmé jeudi sa volonté d'obtenir son extradition.

Rome a déjà réclamé à plusieurs reprises l'extradition de Cesare Battisti, condamné en 1993 par contumace à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970 - les "années de plomb" du terrorisme -, crimes dont il se dit innocent.

La dernière demande remonte au 25 septembre et, selon les médias italiens, le président brésilien Michel Temer s'y était montré favorable, ce qui aurait pu motiver la tentative de fuite de Battisti vers la Bolivie.

Le 22 juin 2011, le Conseil national de l'immigration lui avait accordé un permis de résidence permanente au Brésil, où l'ancien militant a refait sa vie, devenant auteur de romans policiers et se mariant avec une Brésilienne en 2015.

Cesare Battisti avait trouvé refuge près de 15 ans en France, jusqu'en 2004, bénéficiant de l'engagement du président socialiste François Mitterrand à n'extrader aucun militant d'extrême gauche renonçant à la lutte armée.

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