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26/09/2017 08:32 EDT | Actualisé 26/09/2017 08:40 EDT

UE: Juncker salue le "discours très européen" de Macron

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a salué mardi le "discours très européen" prononcé par le chef de l'Etat français Emmanuel Macron à Paris, le remerciant pour son "soutien au travail des institutions" de l'UE.

"Un discours très européen de mon ami @Emmanuel Macron", a écrit le chef de l'exécutif européen sur son compte Twitter avant même la fin du discours. "L'Europe a besoin de courage", a-t-il ajouté.

Le chef de cabinet allemand de M. Juncker, l'influent Martin Selmayr, a également applaudi le discours du président français, qu'il a commenté en direct par une rafale de tweets.

"Rarement l'Europe a vu une telle convergence de vue entre un président français et un président de la Commission", s'est-il notamment félicité. "Quelques nuances, oui. Mais aussi de fortes convergences", a-t-il relevé.

"Les idées d'Emmanuel Macron pour renforcer la zone euro" seront "discutées lors du sommet sur l'euro en décembre", avec "les propositions" de M. Juncker, a également précisé M. Selmayr.

Des commissaires européens ont également salué sur Twitter les prises de position pro-européennes de M. Macron, tout en soulignant parfois que ses propositions correspondaient à des projets déjà lancés ou proposés par l'exécutif européen.

Ils n'ont en revanche pas commenté les propositions de réformes la concernant, lancées par le président français.

"Nous ne pourrons pas continuer avec une commission à près de 30 membres comme si chacun devait veiller aux intérêts de son pays, ce n'est ni le sens ni l'esprit du projet européen", a déclaré M. Macron, plaidant pour "une commission de 15 membres" et non plus 28.

"Et pour avancer soyons simples, que les grands pays fondateurs renoncent à leur commissaire pour commencer, nous donnerons l'exemple", a-t-il proposé.

Alors que M. Macron a dit vouloir assumer que l'Europe puisse avancer à "plusieurs vitesses" autour d'un "socle renforcé", le président de la Commission a semblé se distancer de cette perspective.

"Ce dont nous avons besoin désormais, c'est une feuille de route pour avancer à 27", a écrit M. Juncker dans l'un des trois tweets rédigés lors du discours du président français.

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