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26/09/2017 11:11 EDT | Actualisé 26/09/2017 11:20 EDT

Le pétrole termine en baisse à New York, freiné par des prises de bénéfices

Le prix du pétrole coté à New York a terminé en baisse mardi, affecté par des prises de bénéfices après une progression très forte lundi.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a reculé de 34 cents pour clôturer à 51,88 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché a pris une bouffée d'air frais après le mouvement de hausse observée ces dernières semaines, dont la progression d'hier", a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le prix du pétrole coté à New York a clôturé lundi soir sur une augmentation de 3,08% à 52,22 dollars, soit son plus haut niveau depuis la mi-avril.

"On assiste à une prise de bénéfices des investisseurs", a confirmé John Kilduff d'Again Capital.

Le baril était monté lundi suite aux menaces du président turc Recep Tayyip Erdogan de bloquer les exportations de pétrole du Kurdistan irakien passant par le territoire turc en réponse au référendum sur l'indépendance de cette région qui s'est tenu lundi et dont le "oui" est attendu largement en tête.

Sur les 600.000 barils par jours exportés par le Kurdistan, 550.000 transitent par la Turquie.

"Le marché craint toujours l'instabilité dans cette région. La situation au Kurdistan est un risque géopolitique de plus. Mais je ne m'attends pas à voir une perturbation de l'offre dans les prochaines semaines", a noté M. Lipow.

La tension autour du référendum au Kurdistan n'a pas faibli mardi, le président Erdogan mettant en garde contre un risque de "guerre ethnique et confessionnelle" après le vote. Le Premier ministre irakien a aussi lancé un ultimatum au Kurdistan menaçant d'interdire les vols internationaux vers la province d'ici trois jours si le contrôle des aéroport ne lui était pas remis.

Bagdad avait déjà demandé dimanche aux pays étrangers de ne plus traiter qu'avec lui pour toutes les transactions pétrolières, l'or noir étant la principale source de revenus du Kurdistan irakien.

"Nous n'avions pas vu le pétrole utilisé comme une arme depuis longtemps, d'où la forte anxiété ressentie sur le marché lundi", a remarqué M. Kilduff.

Le repli connu sur le cours du pétrole mardi soir provient également d'un renforcement du dollar.

La hausse du billet vert rend plus onéreux et donc moins attractif les achats d'or noir, libellés dans la devise américaine, pour les investisseurs munis d'autres devises.

alb/jum/kal