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26/09/2017 07:27 EDT | Actualisé 26/09/2017 10:03 EDT

La consultation sur le racisme systémique divise les Québécois, selon le PQ

QUÉBEC — La consultation sur la discrimination systémique et le racisme qu'entame le gouvernement Couillard est un projet «partisan» et divisif, qui lui servira lors de la prochaine campagne électorale, dénonce le Parti québécois (PQ).

Mardi, les députées péquistes Carole Poirier et Agnès Maltais ont réaffirmé que la consultation, qui est pilotée par le ministère de l'Immigration et la Commission des droits de la personne, est un exercice «bidon». Le PQ demande d'ailleurs son annulation depuis longtemps.

Selon elles, pas moins de 15 chroniqueurs au Québec sont opposés à la tenue d'une telle consultation.

«(Le premier ministre) Philippe Couillard n'a-t-il pas intérêt à continuer de ne pas agir en matière de discrimination et à continuer à diviser les Québécois afin d'engranger les votes, afin de séparer les Québécois en une base électorale potentielle pour lui?» s'est questionnée Mme Maltais, en point de presse à l'Assemblée nationale.

«Je trouve ça inconcevable et je souhaite, à l'instar de ma collègue, qu'au lieu de diviser les Québécois, le Parti libéral de M. Couillard les rassemble autour de l'idée d'agir pour faire cesser la discrimination», a-t-elle ajouté.

Mme Poirier a par ailleurs dénoncé le coût de l'exercice, estimé à 900 000 $. «Dépenser de l'argent encore pour faire ces consultations-là, ça ne fait pas de l'action, a-t-elle déclaré. Le plan d'action qui va découler de ces consultations-là n'arrivera pas avant l'été 2018, comme par hasard, juste avant la campagne électorale.»

Le PQ a présenté, en 2013, la Charte des valeurs, qui proposait d'interdire le port de certains signes religieux dans la fonction publique. Celle-ci a suscité de nombreuses manifestations dans les rues de Montréal.