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25/09/2017 05:07 EDT | Actualisé 25/09/2017 05:20 EDT

Paris "préoccupé" par l'arrestation du chef de l'opposition au Cambodge

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s'est inquiété lundi auprès de son homologue cambodgien de l'arrestation du leader de l'opposition au Cambodge Kem Sokha, a déclaré le Quai D'Orsay dans un communiqué.

Jean-Yves Le Drian, qui recevait Prak Sokhonn à Paris, "a exprimé sa préoccupation après l'arrestation du président du principal parti d'opposition et la fermeture de plusieurs médias au Cambodge", a indiqué la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

"Il a insisté sur l'importance pour le Cambodge, à l'approche des prochaines élections législatives, de reprendre la voie d'une démocratie pluraliste, respectueuse des droits de l'Homme et des libertés fondamentales", a ajouté Agnès Romatet-Espagne.

Kem Sokha a été arrêté le 3 septembre et mis en examen pour "espionnage" à la solde de Wahsington, dernier épisode en date du musellement de la contestation politique avant les élections de 2018.

Il dirige le principal parti d'opposition, le Cambodia National Rescue Party (CNRP), dont l'autre dirigeant, Sam Rainsy, est exilé en France pour échapper à la prison.

Ses partisans se sont rebellés lundi contre sa détention en déployant de grandes affiches à son effigie à la veille de l'audience qui doit décider de son éventuelle remise en liberté sous caution.

L'initiative est risquée alors que le Premier ministre et homme fort du pays, Hun Sen, au pouvoir depuis plus de 30 ans, menace l'opposition de dissolution.

Le chef de la diplomatie française a par ailleurs rappelé son souhait "d'intensifier la coopération" entre la France et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean), "notamment sur les enjeux de sécurité".

L'Asean, qui regroupe dix pays, est confrontée aux revendications expansionnistes de Pékin en mer de Chine méridionale, que plusieurs de ses membres (Vietnam, Philippines, Malaisie, Brunei) contestent.

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