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25/09/2017 06:28 EDT | Actualisé 25/09/2017 06:40 EDT

Mondial-2023 - Les trois candidats ont passé leur grand oral

Trois candidatures "très impressionnantes": Bill Beaumont, le président de World Rugby, s'est montré enthousiaste et diplomate au moment de commenter le grand oral passé lundi à Londres par les trois pays souhaitant organiser la Coupe du monde 2023, l'Afrique du Sud, l'Irlande et la France.

Trois candidats qui avaient cinquante minutes devant le conseil de la fédération internationale pour convaincre. D'organiser le plus grand événement planétaire du ballon ovale pour la deuxième fois pour la France (2007) et l'Afrique du Sud (1995), pour la première côté irlandais.

World Rugby rendra publiques ses recommandations le 31 octobre, avant le vote final le 15 novembre, par les fédérations et confédérations (les trois candidats exceptés).

Les trois délégations se sont succédé lundi matin dans un hôtel luxueux à proximité de Hyde Park. Les Français, représentés notamment par le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, la ministre des Sports Laura Flessel et les anciens internationaux Sébastien Chabal et Frédéric Michalak, ont tiré les premiers.

"On a marqué les esprits" a estimé Laporte. "Ca s'est bien passé, on était déterminé, cela faisait six mois que nous arpentions le monde pour convaincre les présidents de fédération" a ajouté l'ancien sélectionneur du XV de France (2000-2007), visé par une enquête administrative pour des soupçons de favoritisme envers le club de Montpellier.

Pendant la présentation, les fils de la star Jonah Lomu, décédé en 2015, Dhyrielle (7 ans, né à Marseille) et Brayley (8 ans), venus de Nouvelle-Zélande, ont affiché leur soutien à la France.

La délégation française a insisté sur l'un des points forts de sa candidature, selon elle, outre les infrastructures (hôtels, stades, réseau de transports): les 171 millions d'euros garantis à World Rugby, qui tire environ 95% de ses revenus de la Coupe du monde.

- Une question de houblon -

Si ni le président de la République Emmanuel Macron, ni le Premier ministre Edouard Philippe ne s'étaient déplacé côté français, la délégation sud-africaine était elle représentée par le vice-président de la République, Cyril Ramaphosa. Et par le ministre des Sports, Thulas Nxesi, et les capitaines des champions du monde 1995 (François Pienaar) et 2007 (John Smit).

Elle aussi a insisté sur les infrastructures sportives et hôtelières déjà existantes, et les recettes apportées (182 M EUR garantis).

Ainsi que sur le bénéfice pour l'unité de la "nation arc-en-ciel" et... le faible coût de la boisson préférée des supporteurs: "Là où vous pouvez acheter une bière en France, vous pouvez en acheter trois en Afrique du Sud" a souligné le directeur général de la Fédération sud-africaine, Jurie Roux.

Les Irlandais, eux, l'ancienne star Brian O'Driscoll et le Premier ministre de la République d'Irlande, Leo Varadkar, en tête, ne garantissent que le ticket d'entrée (136 M EUR).

Mais ils ont mis en avant une candidature compacte et favorisant le développement du rugby dans le monde. Notamment via "la diaspora irlandaise", très présente en Amérique du Nord, a souligné Leo Varadkar. Qui a également déclaré que la Première ministre britannique, Theresa May, soutenait l'Irlande dans une lettre adressée à World Rugby.

Si Bill Beaumont s'est montré diplomate, qu'en auront pensé les autres jurés? Première réponse dans un peu plus d'un mois.

mam-nk/jcp