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25/09/2017 08:19 EDT | Actualisé 25/09/2017 08:40 EDT

Maroc: "vives inquiétudes" pour la santé de détenus du mouvement de contestation

L'Observatoire marocain des prisons (OMP) a exprimé lundi ses "vives inquiétudes" sur l'état de santé de détenus du "hirak", nom du mouvement de contestation qui agite le nord du Maroc, en grève de la faim pour réclamer leur libération selon l'ONG.

Dans un communiqué, l'OMP a dit suivre avec "préoccupation" le cas des détenus du mouvement contestataire en grève de la faim, en particulier ceux transférés d'Al-Hoceïma --ville du nord du Maroc et épicentre du mouvement-- vers les prisons de Casablanca, Fès, Taza et Taourirt.

L'ONG, qui ne mentionne pas le nombre de détenus concernés, appelle l'Administration pénitentiaire à "ne pas faire pression sur les grévistes et à ne pas les menacer", à leur garantir "un suivi quotidien" et à "respecter la dignité de leurs proches", est-il encore écrit.

La contestation populaire a démarré en octobre 2016 à Al-Hoceïma et dans les localités voisines pour demander le développement économique de cette région longtemps marginalisée.

Selon Human Rights Watch (HRW), 216 personnes sont aujourd'hui derrière les barreaux, dont 47 en attente de jugement à la prison de Casablanca, et 169 ont déjà été condamnées ou sont en attente de jugement à la prison d'Al-Hoceïma.

Des proches ont fait état, à plusieurs reprises, de grèves de la faim de quelques uns de ces détenus, à chaque fois démenties par l'administration pénitentiaire.

Selon le secrétaire général de l'OMP, Abdellah Mesdad, cité par la presse marocaine, 37 détenus ont entamé une grève de la faim depuis une dizaine de jours, parmi lesquels Nabil Ahamjik, considéré comme le numéro 2 du mouvement, l'activiste Mohamed Jelloul ou encore le journaliste Hamid El Mahdaoui, récemment condamné à un an de prison.

Le leader du "hirak", Nasser Zefzafi, dont le procès est prévu début octobre, ne compterait pas parmi les grévistes, d'après les médias marocains.

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