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25/09/2017 04:20 EDT | Actualisé 25/09/2017 04:40 EDT

Le secrétaire américain au Commerce en Chine avant la visite de Trump

Le secrétaire américain au Commerce, en visite en Chine, a estimé lundi que "l'accueil chaleureux" qui lui était réservé "augurait bien" du voyage dans le pays du président Donald Trump en novembre, malgré des tensions bilatérales sur le commerce et le dossier nord-coréen.

Wilbur Ross s'est entretenu avec le Premier ministre chinois Li Keqiang au sein du complexe de Zhongnanhai, résidence des hauts dirigeants du régime au coeur de Pékin, une rencontre destinée notamment à préparer la visite de M. Trump en Chine.

"La Chine et les Etats-Unis sont chacun le principal (pays) partenaire commercial de l'autre, je pense donc qu'il est juste de dire que nos intérêts dépassent de loin nos différences et nos divergences", a assuré M. Li au ministre américain. L'Union européenne (UE) en tant que bloc commercial reste néanmoins le premier partenaire de la Chine.

"J'espère que votre visite sera favorable à un approfondissement accru des relations commerciales et économiques bilatérales existantes", a ajouté Li Keqiang.

M. Ross lui a répondu sur un ton tout aussi courtois: "Nous avons été accueillis très chaleureusement (...) et nous pensons que cela augure bien de la visite à venir du président Trump au président Xi (Jinping)", a indiqué le responsable américain, disant espérer que ce futur voyage apportera "quelques bons résultats" aux deux chefs d'Etat.

La visite de Wilbur Ross intervient un mois après le feu vert donné par Donald Trump au lancement d'une enquête sur les pratiques chinoises en matière de propriété intellectuelle -- ce qui avait valu à Washington une stridente mise en garde de Pékin. L'hôte de la Maison blanche dénonce volontiers le déséquilibre des échanges entre son pays et le géant asiatique.

Les deux puissances s'opposent par ailleurs sur le dossier du nucléaire nord-coréen: Washington enjoint la Chine d'intensifier drastiquement la pression sur son turbulent allié, tandis que Pékin appelle à reprendre au plus vite des négociations avec Pyongyang.

Le président américain avait accueilli Xi Jinping en grande pompe en avril dans sa résidence de Floride, l'appelant son "ami", mais l'idylle avait été de courte durée, la relation transpacifique étant envenimée par les tensions croissantes autour des essais balistiques et nucléaires nord-coréens.

Sous pression, Pékin, principal soutien diplomatique et financier de Pyongyang, a néanmoins approuvé de nouveaux trains de sanctions adoptés au Conseil de Sécurité de l'ONU contre le régime stalinien, acceptant notamment de restreindre ses cruciales exportations de pétrole vers son voisin.

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