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25/09/2017 07:59 EDT | Actualisé 25/09/2017 08:27 EDT

Le Président des Trump est fier de la réaction des pilotes NASCAR

LOUDON, N.H. — Le président des États-Unis, Donald Trump, a indiqué sur Twitter qu'il était fier des pilotes de la série NASCAR parce qu'aucun d'entre eux, pas plus qu'aucun membre des écuries, n'avait protesté pendant l'hymne national avant la course, dimanche.

«Très fier du NASCAR et de ses partisans. Ils ne veulent rien savoir de manquer de respect au pays ou au drapeau — ils l'ont dit haut et fort!» a écris le président sur le réseau social, lundi.

Plusieurs propriétaires d'écuries avaient indiqué qu'ils ne voulaient pas que les membres de leur équipe protestent. Richard Childress, qui a longtemps été le propriétaire de l'écurie de Dale Earnhardt, a dit qu'il paierait le trajet de retour en autobus aux contestataires.

Childress a ajouté que «quiconque travaille pour moi devrait respecter le pays dans lequel nous vivons. Tellement de gens ont perdu leur vie pour lui. C'est l'Amérique».

Membre du Temple de la renommée, Richard Petty a pour sa part déclaré: «Quiconque ne se lève pas pour l'hymne national devrait être expulsé du pays. Point final. Qu'est-ce qui leur a permis d'atteindre ce statut? Les États-Unis.»

Par contre, Dale Earnhardt fils, le plus populaire pilote de la série qui prendra sa retraite à la fin de la saison, a donné son appui aux manifestations sans violence.

«Tous les Américains ont le droit de manifester de façon pacifique. Ceux qui rendent impossible les manifestations pacifiques rendront les révolutions violentes inévitables — JFK», a-t-il écrit sur Twitter.

Le président de la série NASCAR, Brian France, a causé tout un émoi au sein de la série quand il a donné son appui à Trump l'année dernière. Bien que France n'ait cessé de clâmer qu'il s'agissait d'une décision personnelle, le débat a sans cesse été ravivé par le président , qui n'a cessé de dire qu'il avait reçu l'appui du NASCAR.

D'autres voix en faveur de la liberté d'expression

Par ailleurs, d'autres voix du monde du sport ont rappelé que la liberté d'expression était garantie par la Constitution américaine. C'est notamment le cas de Michael Jordan.

À la suite de la décision du président Trump de retirer son invitation à la Maison-Blanche aux vainqueurs de 2017, les Warriors de Golden State, l'ex-super vedette de la NBA a indiqué au Charlotte Observer que «ceux qui exercent leur liberté d'expression de façon pacifique ne devraient pas être diabolisés ou ostracisés».

Jordan n'a pas nommé Trump dans sa déclaration.

L'Association des joueurs du Baseball majeur a également réagi.

«Nous allons toujours respecter et appuyer les droits constitutionnels et la liberté d'expression de nos joueurs, a indiqué son directeur exécutif, Tony Clark, dans un communiqué transmis à MLB Network. À moins que, ou jusqu'à ce qu'il y ait une discussion sur cette question, pourquoi ceux qui se sentent concernés ne pourraient-ils pas avoir voix au chapitre? L'espoir que l'on peut percevoir dans ces manifestations pacifiques constitue une façon collective de répondre aux défis conflictuels et culturellement déchirants qui se présentent à nous... et qui sont maintenant abordés aux plus hauts niveaux.»