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25/09/2017 08:11 EDT | Actualisé 25/09/2017 08:20 EDT

Catalogne: la police convoque les créateurs de sites web pour le référendum

La police espagnole a annoncé lundi avoir convoqué 17 personnes soupçonnées d'avoir développé des sites web en faveur de la tenue du référendum d'autodétermination interdit que les dirigeants séparatistes de Catalogne veulent organiser dimanche.

Elles sont soupçonnées d'avoir diffusé "des site web pour que les gens participent à un référendum déclaré illégal par la Cour constitutionnelle", a expliqué un porte-parole de la police nationale.

Elles auraient aussi "facilité sur ces sites l'obtention du matériel nécessaire à l'organisation du référendum", a-t-il ajouté.

Le président catalan Carles Puigdemont a diffusé ces derniers jours sur twitter plusieurs liens permettant de consulter les adresses des bureaux de vote où les Catalans devraient selon lui pouvoir voter dimanche, mais les sites ont par la suite été bloqués par les autorités espagnoles.

Par ailleurs, des membres de la Garde civile se sont rendus lundi dans plusieurs mairies catalanes pour obtenir des documents sur l'organisation du référendum, a expliqué à l'AFP l'Association des municipalités favorables à l'indépendance (AMI).

Le maire de la localité de Oliana (Lerida, nord-est), Miquel Sala, a confirmé que la Garde civile s'était rendue dans sa mairie dans la matinée, assurant que le personnel de la mairie avait uniquement remis un document interne qui résumait la position de Madrid sur le référendum.

Plus de 700 maires sur 948 se sont engagés à organiser le référendum, en dépit de son interdiction par la justice espagnole. En revanche la moitié des plus grandes villes catalanes sont restées à l'écart.

Ces opérations policières interviennent dans un climat tendu en Catalogne, une région fortement divisée entre les partisans de l'indépendance et ceux d'un maintien en Espagne.

Depuis la mi-septembre, les forces de l'ordre ont intensifié leurs opérations pour bloquer le référendum.

La police a saisi plusieurs millions de bulletins de vote et 45.000 convocations d'assesseurs et a arrêté le 20 septembre 14 hauts fonctionnaires impliqués dans l'organisation du scrutin. Ils ont été remis en liberté, mais au moins six sont sous contrôle judiciaire.

Le parquet a aussi demandé l'ouverture d'une enquête pour sédition contre les organisateurs d'une manifestation devant un bâtiment du gouvernement catalan à Barcelone perquisitionné par la garde civile, manifestation pendant laquelle plusieurs agents ont été bloqués à l'intérieur.

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