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21/09/2017 12:00 EDT | Actualisé 21/09/2017 12:22 EDT

Le syndicat des grévistes de GM à Ingersoll invite la direction à négocier

TORONTO — Le syndicat représentant 2500 travailleurs de GM du Canada en grève à l'usine CAMI d'Ingersoll, en Ontario, affirme avoir invité la direction du constructeur automobile à reprendre les négociations dans l'espoir de conclure une entente.

Mais Dan Borthwick, président de la section locale 88 du syndicat Unifor, prévient qu'une des demandes clés des travailleurs n'a pas changé. Le syndicat veut toujours que l'usine soit désignée comme principale productrice de la Chevrolet Equinox, afin de s'assurer que les emplois ne soient pas transférés au Mexique.

«Nous tentons simplement d'être responsables et de voir s'il est possible de trouver une résolution rapide à l'arrêt de travail et de minimiser les conséquences pour nos membres, nos fournisseurs et la communauté avoisinante», a-t-il expliqué jeudi lors d'un entretien.

«Ceci étant dit, la société doit comprendre nos objectifs (...), des problèmes doivent toujours être résolus.»

Les effets de la grève entamée dimanche se sont étendus jeudi au fournisseur de pièces Magna International (TSX:MG), qui a annoncé la suspension de ses livraisons à l'usine CAMI.

Magna a expliqué que sa décision touchait la production de quelques-unes de ses installations en Ontario, sans donner plus de détails.

GM n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires. Dans un communiqué publié dimanche, le constructeur a indiqué que les deux parties avaient fait des progrès sur diverses questions ces dernières semaines, et il a encouragé Unifor à reprendre les négociations.

Le syndicat affirme avoir été quotidiennement en contact avec la direction de GM depuis le début de la grève, mais aucune négociation formelle n'a eu lieu.

La sécurité d'emploi est devenue un dossier plus important pour le syndicat depuis que GM a déménagé la production de son véhicule utilitaire sport Terrain à une usine du Mexique, plus tôt cette année, ce qui a entraîné la perte de plus de 400 emplois.