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21/09/2017 10:02 EDT | Actualisé 21/09/2017 10:20 EDT

Le patron de l'OTAN favorable à des Casques bleus dans "l'ensemble" de l'est ukrainien

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'est déclaré jeudi favorable à l'envoi d'une force de Casques bleus dans l'"ensemble" de l'est ukrainien, un sujet qu'il a évoqué avec le chef de la diplomatie russe en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

"Je suis favorable à la proposition d'avoir des forces de paix de l'ONU en Ukraine", a-t-il dit à quelques journalistes au terme d'une rencontre à New York avec Sergueï Lavrov, devenue habituelle avec le ministre russe à chaque Assemblée générale de l'ONU.

Il a noté qu'il y avait deux propositions sur la table à ce sujet, l'une de l'Ukraine, l'autre de la Russie.

"J'accueille favorablement toutes les initiatives, dont la proposition russe, pour avoir une présence de l'ONU dans l'est de l'Ukraine. Ce qui est important c'est que l'ONU soit présente dans l'ensemble de l'est ukrainien et pas seulement sur la ligne de contact", a-t-il souligné.

La proposition russe d'envoyer une force de l'ONU en Ukraine, qui fait l'objet d'un projet de résolution à l'ONU, ne vise qu'à faire accompagner les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de Casques bleus légèrement armés.

La proposition ukrainienne va bien au-delà. Kiev voudrait des Casques bleus dans tout l'est ukrainien, notamment le long de sa frontière avec la Russie pour empêcher l'arrivée sur son territoire d'armes ou d'hommes armés.

A la mi-septembre, le président russe Vladimir Poutine s'était dit favorable à un déploiement d'une force de l'ONU pour protéger les observateurs de l'OSCE dans tout l'Est rebelle de l'Ukraine et plus seulement sur la ligne de démarcation comme suggéré auparavant.

Quelque 600 observateurs de l'OSCE sont chargés de contrôler le respect des accords de paix conclus entre l'Ukraine et la Russie sous les parrainages de la France et de l'Allemagne. Fin avril, un collaborateur de l'organisation, un Américain, avait été tué dans l'explosion d'une mine au passage d'une patrouille.

Le conflit entre l'armée ukrainienne et les rebelles - soutenus militairement par la Russie, selon Kiev et les Occidentaux - a fait plus de 10.000 morts en près de trois ans et demi. Des heurts se produisent régulièrement malgré la signature des accords de paix de Minsk en 2015 et de régulières annonces de trêves, que les deux parties s'accusent mutuellement de violer.

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