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21/09/2017 12:41 EDT | Actualisé 21/09/2017 13:00 EDT

Cameroun : trois policiers blessés dans "un attentat" en région anglophone (radio d'Etat)

Trois policiers camerounais ont été blessés jeudi dans "un attentat" à l'explosif à Bamenda, l'épicentre de la crise liée à la contestation anglophone, a annoncé la Radio-télévision d'Etat citant des responsables qui parlent d'une "attaque terroriste".

"Des policiers de faction ont été la cible d'une attaque terroriste... Il s'agit là d'une étape nouvelle" dans la crise, a déclaré le gouverneur de la région du nord-ouest, Adolphe Lele Lafrique, sur la Cameroon radio-television (Crtv).

L'"explosif est un cocktail molotov d'environ 30 kilogrammes contenu dans une bouteille de gaz et relié à un téléphone portable", a expliqué la Crtv dans son journal du soir.

"L'attentat a été perpétré à Hospital round about", le nom d'une rue très fréquentée à Bamenda, a précisé la Crtv.

L'attaque n'a pas été revendiquée. "Les autorités gouvernementales laissent entendre que cet acte aurait été commis par les protestataires de la crise dite anglophone", a poursuivi la Crtv.

Hospital round about a été en novembre et en décembre l'épicentre des affrontements entre radicaux anglophones et forces de l'ordre.

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone - environ 20% des 22 millions de Camerounais - proteste contre ce qu'elle appelle sa marginalisation, entre autres dans l'enseignement et la magistrature.

Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme tandis qu'une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse Yaoundé.

Cette attaque survient après que des séparatistes anglophones ont annoncé en août via les réseaux sociaux la constitution d'un groupe armé indépendantiste. Yaoundé prend la menace très au sérieux.

Dès le mois d'août, plusieurs centaines de militaires ont été déployés dans les zones anglophones, après les premiers renforts envoyés sur place il y a plusieurs mois.

Depuis le début de la rentrée scolaire en septembre, plusieurs écoles ont été incendiées, notamment à Bamenda.

Fin août, le président du Cameroun Paul Biya avait joué l'apaisement en décrétant l'arrêt des poursuites judiciaires pour "terrorisme" et "rébellion" contre des leaders de la minorité anglophone.

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