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19/09/2017 07:24 EDT | Actualisé 19/09/2017 07:40 EDT

Trois hommes jugés pour des vols de grands joailliers à Paris

Le premier vol chez De Beers était parfait, le braquage chez Cartier avait dégénéré en course-poursuite dans les rues de Paris: trois hommes ont commencé à être jugés mardi à Paris pour répondre de deux vols commis en 2013 et 2014.

C'est le second braquage, contre une bijouterie Cartier proche des Champs-Elysées, qui va les perdre tous: deux hommes sont arrêtés à l'issue de ce casse. Leur mode opératoire et des écoutes ultérieures mettront les enquêteurs sur la piste du vol sans bavure du comptoir du diamantaire De Beers commis plus d'un an avant.

Ils sont donc trois dans le box des accusés, jusqu'au 29 septembre, et ont tous trois reconnu les faits.

Dominique Vilaca, 33 ans, casier vierge et encore l'air d'un étudiant, comparaît pour les deux vols. Youssouf Fofana, 25 ans, fiché comme petit délinquant, est jugé pour le vol chez De Beers, tandis que son cousin Ismaïla Fofana, bientôt 26 ans et déjà condamné aux assises pour violences, doit répondre du casse chez Cartier.

Les deux premiers auraient pu se faire oublier après le braquage éclair du stand du diamantaire au sein du magasin Le Printemps: en trois minutes, ce 19 février 2013, ils s'étaient emparés, arme au poing, de 24 bijoux, évalués à 3,78 millions d'euros, avant de disparaître dans la foule de touristes fréquentant le grand magasin du centre-ville.

Au contraire, le braquage chez Cartier, le 25 novembre 2014, bascule vite dans la violence. Les voleurs, sortis du magasin avec 8 millions d'euros de bijoux, sont encerclés par la police, alertée par un vigile.

Dominique Vilaca et Ismaïla Fofana parviennent à s'enfuir à bord d'un scooter, se servant de la responsable du magasin comme bouclier, et s'engagent dans une course-poursuite émaillée d'échanges de tirs avec la police. Bilan: beaucoup de balles perdues, un policier légèrement blessé.

Blessé au bras, le conducteur - Ismaïla Fofana - finit par perdre le contrôle du scooter. Les deux hommes se réfugient alors dans la boutique d'un coiffeur, qui restera retenu pendant deux heures, jusqu'à ce que les braqueurs se rendent.

Dominique Vilaca et Ismaïla Fofana ont affirmé avoir agi pour un commanditaire qu'ils n'ont jamais nommé, "par peur de représailles". De même, pour le casse chez De Beers, les braqueurs ont reconnu les faits mais refusé d'en dire plus.

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