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17/09/2017 10:57 EDT | Actualisé 17/09/2017 11:00 EDT

Syrie: Washington veut garder la zone de "désescalade" sur l'Euphrate

Les Etats-Unis et la Russie ont eu des échanges pour maintenir la zone de "désescalade" dans la vallée de l'Euphrate en Syrie où opèrent leurs armées contre le groupe EI, après un incident imputé à la Russie, a indiqué dimanche le chef d'état-major américain.

"J'ai parlé au général Guerassimov (le chef d'état major russe) samedi soir", et le ministre américain des Affaires étrangères, Rex Tillerson, a eu un entretien à ce sujet avec son homologue russe Sergueï Lavrov, a indiqué le général Joe Dunford à quelques journalistes dans l'avion le ramenant de Tirana, où il avait participé à une réunion de l'Otan.

Des forces syriennes antijihadistes soutenues par les Etats-Unis ont accusé samedi l'aviation russe de les avoir bombardées dans l'est de la Syrie, un incident démenti par Moscou mais confirmé par la coalition internationale menée par Washington.

"Les Russes menaient une opération à Deir Ezzor, et ce qu'ils ont dit, c'est que des combattants de l'EI s'étaient échappés de Deir Ezzor et qu'ils étaient passés à l'est du fleuve Euphrate", a expliqué le chef d'état-major américain. "Ils les ont poursuivis à l'est de l'Euphrate, avec des avions des forces russes et du régime syrien. Ils assurent qu'ils ont bombardé à l'est de l'Euphrate, mais certaines de ces frappes sont tombées suffisamment près pour blesser des forces démocratiques syriennes que sous soutenions".

"Nous avons eu des contacts à tous les niveaux pour réétablir l'Euphrate comme zone de désescalade", a expliqué le général Dunford, tout en regrettant cet incident qui représente un "échec" pour la désescalade.

Dans l'est syrien, deux offensives distinctes sont actuellement en cours pour chasser le groupe Etat islamique (EI) de Deir Ezzor, la dernière province qu'il contrôle majoritairement dans ce pays.

Les forces prorégime soutenues par les Russes se concentrent sur la ville même de Deir Ezzor, dans l'ouest de la province, alors que les FDS appuyées par l'aviation de la coalition internationale progressent dans l'est de la province.

"La situation dans cette zone ne pourrait pas être plus complexe", a reconnu le chef d'état-major américain. "Desescalader est plus difficile maintenant qu'il y a quelques mois. C'est pourquoi nous travaillons très dur à remettre sur pied le cadre de la désescalade".

Il n'a pas précisé si la partie russe avait pris des engagements, mais il a admis que "tous les problèmes n'avaient pas été réglés".

sl/lpt