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17/09/2017 08:56 EDT | Actualisé 17/09/2017 09:20 EDT

Fashion Week de Londres: Versus Versace, so sexy

Fidèle à son ADN, Versus Versace a enflammé les podiums dimanche à la Fashion Week de Londres avec une collection osée et sexy, mise en bouche idéale avant le défilé, dans la soirée, d'Armani, qui fait son grand retour dans la capitale britannique.

Versus, la ligne décontractée de la marque italienne, a choisi un lieu symbolique pour présenter sa collection printemps-été 2018: la prestigieuse école Central Saint Martins de Londres, où sont passés pléthore de stylistes de la nouvelle génération britannique.

Le show a lieu devant un gigantesque mur d'enceintes crachant une musique électro aux basses lourdes et profondes, ambiance boîte de nuit, de quoi donner le ton d'une collection résolument tournée vers le monde de la nuit et les clubbers qui n'ont pas froid aux yeux.

Ou comme le résume Donatella Versace: Versus, c'est le "courage et le plaisir. C'est pour les gens qui osent s'exprimer dans tout ce qu'ils font".

Robes courtes en mailles portées sur des bikinis et tops noirs, shorts taille basse à imprimés chaînes, chez Versus tout est mini, transparent, décolleté, provocant, affriolant...

Côté couleurs, la marque reste fidèle à son noir chéri, qu'elle agrémente d'accessoires citron vert - boucles d'oreille, sacs à main, ceintures -, de surcoutures géométriques ou d'imprimés bariolés de voitures façon berlines américaines du siècle dernier.

Sur une note un peu plus sage, Versus propose une gamme de pantalons, vestes, blousons, robes, fluides et confortables en tartan gris rehaussé de couleurs vives.

La marque a profité du défilé pour présenter la bourse "Gianni Versace" pour les étudiants de la Central Saint Martins. "C'est avec grand plaisir que nous finançons une bourse annuelle (...) en hommage à mon frère Gianni. C'était un créateur visionnaire et c'est en son honneur que nous voulions encourager les créateurs de demain", a expliqué Donatella Versace.

Après Versus, les fashionistas attendaient avec impatience le défilé Emporio Armani, dans la soirée, qui s'annonce comme un des temps forts de la Fashion Week.

- Du 'sang sur les mains' -

Le géant de la mode italienne, plus habitué aux podiums milanais, doit en profiter pour rouvrir la boutique Emporio Armani complètement rénovée de Mayfair, le quartier chic du centre de Londres.

Armani possède actuellement quelque 3.000 points de vente dans le monde, éclatés en différentes enseignes, et le groupe souhaite rationaliser ce réseau.

Mardi, c'est un autre grand de la mode, Tommy Hilfiger, qui débarquera en terre britannique.

De quoi doper le rayonnement de la scène londonienne, certes vantée pour la vitalité et l'audace de ses jeunes créateurs, mais dont les précédentes Fashion Week manquaient parfois de grands noms, Burberry mis à part.

Leur présence est "une preuve que notre ville est un carrefour international de la création et de la culture", s'est félicitée Caroline Rush, directrice du British Fashion Council (BFC), l'organisateur des défilés, dans un message à l'AFP.

Leur arrivée est de bon augure dans le contexte de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, qui fait craindre une fuite des talents et des capitaux, et expose plus globalement l'économie britannique à des risques considérables.

Petit accroc dans un programme bien ficelé de 80 défilés, la Fashion Week est le théâtre depuis vendredi de manifestations de militants pour les droits des animaux.

Dimanche, plusieurs dizaines d'entre eux se sont bruyamment rassemblés avant la présentation Versus en scandant "Vous avez du sang sur les mains", réclamant l'exclusion des marques utilisant de la fourrure.

Interrogé par l'AFP à ce sujet, le BFC a souligné ne pas avoir vocation à "dicter ce que les créateurs peuvent ou ne peuvent pas concevoir", tout en encourageant ceux utilisant de la fourrure à le faire de manière "éthique".

eg/mdr

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