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16/09/2017 00:32 EDT | Actualisé 16/09/2017 00:40 EDT

L'Irak se prépare à un nouvel assaut contre l'EI dans l'ouest

Les forces irakiennes ont entamé samedi une opération militaire avant de lancer la bataille pour la reprise de Qaïm, un important fief du groupe État islamique (EI) dans le désert de l'ouest, frontalier de la Syrie.

"L'armée, le Hachd al-Chaabi, les garde-frontières ont lancé une vaste opération pour libérer Akachat (...) et sécuriser la frontière au nord de la zone", a indiqué le général Abdelamir Yarallah, chef du commandement conjoint des opérations (JOC), qui coordonne la lutte anti-EI en Irak.

Les unités paramilitaires dites de "mobilisation populaire" du Hachd al-Chaabi appuient depuis 2014 les forces gouvernementales irakiennes, soutenues également par la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis pour reprendre à l'EI les territoires qu'il a conquis en 2014.

Des stocks d'armes et d'explosifs, des camps d'entraînements et des centres de commande jihadistes se trouvent dans cette zone, ont affirmé des responsables locaux.

C'est de là que partaient notamment les kamikazes et autres combattants de l'EI pour mener des attaques sur "les villes voisines ainsi que les postes militaires sur l'autoroute", a ainsi indiqué à l'AFP Imed Mechaal, maire de Routba, une ville des environs.

Akachat, une bourgade où vivent quelque 300 familles selon des officiers dans la région, se trouve non loin de la frontière syrienne, à une centaine de km au sud-ouest de Qaïm.

La reprise d'Akachat par les forces irakiennes leur permettrait de couper la route au sud-ouest de Qaïm, et de réduire un peu plus les possibilités de fuite des jihadistes de cette ville.

Après avoir un temps tenu près d'un tiers du pays, les jihadistes n'ont plus que deux fiefs en Irak: Hawija, à 230 km au nord de Bagdad, et trois localités du désert oriental frontalier de la Syrie: al-Qaïm, Rawa et Anna, à près de 350 km à l'ouest où se trouvent, selon un général irakien, "plus de 1.500 jihadistes".

De nouveau dans la nuit, l'aviation irakienne a largué sur ces trois villes des tracts appelant les jihadistes à "se rendre pour être jugés" sous peine de quoi ils seraient tués.

Les forces irakiennes étaient parvenues en juillet à reprendre aux jihadistes Mossoul (nord), la deuxième ville du pays.

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