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15/09/2017 05:11 EDT | Actualisé 15/09/2017 05:20 EDT

Ligues des champions - L'immense défi du Vardar Skopje

Le FC Barcelone, le Paris SG, Kiel et Veszprem, abonné aux places d'honneur, seront encore parmi les principaux favoris de la Ligue des champions où le Vardar Skopje avait créé la sensation en finale au printemps, à l'heure de repartir en campagne ce week-end.

"Cela sera forcément plus difficile (de gagner le titre) que la saison passée parce que nous sommes champions en titre. La pression est sur nos épaules et nous serons attendus à chaque match", explique le capitaine du Vardar, Stojanche Stoilov, qui vise une nouvelle place dans le Final Four.

L'équipe macédonienne avait créé la surprise à Cologne en juin, d'abord contre le Barça en demi-finale (26-25) puis face au PSG en finale (24-23) grâce à un but de son ailier droit croate Ivan Cupic dans les sept dernières secondes.

Le Vardar débute dimanche à Plock (Pologne) la mission de conservation de son trophée, un défi immense puisque plus aucun club ne l'a fait depuis Ciudad Real en 2009.

Le PSG espère lui offrir enfin un deuxième trophée à la France depuis le sacre de Montpellier en 2003.

"On était très déçus (de la défaite en finale) mais on a relativisé pendant l'été en se disant que l'on avait fait une très grosse saison en menant tout de front", explique Nikola Karabatic, la figure de proue du club parisien, qui commence dimanche, comme l'an passé, sur les terres de Kiel (Allemagne), l'une de ses anciennes équipes.

Pour tenter de gravir la dernière marche, le club le plus riche d'Europe s'appuiera sur un effectif stable et les arrivées du demi-centre norvégien Sander Sagosen, vice-champion du monde, et du gardien espagnol Rodrigo Corrales.

Placée dans une des deux poules "hautes" (B), le PSG se frottera aussi à Veszprem, Kielce, champion de l'édition 2016, et Flensbourg, lauréat en 2014. Le chemin jusqu'à la Coupe s'annonce long: 18 ou 20 matches au total.

- Ligue semi-privée -

Montpellier, l'un de ses rivaux français (avec Nantes), repassera cette saison par les poules "basses", sortes de 2e division de la C1, et jouera paradoxalement 18 fois au maximum. Cette formule à étages, instaurée il y a deux ans, est toujours loin de faire l'unanimité.

"C'est devenu pas très visible avec beaucoup de gros matches. Ce n'est pas pensé pour l'intégrité physique des joueurs", estime Karabatic.

Dix clubs, dont Kiel, Kielce, Barcelone et Montpellier ont donc fait pression sur la Fédération européenne (EHF) pour revoir le fonctionnement.

"On a besoin de plus de moyens notamment pour se déplacer", souligne l'entraîneur montpelliérain Patrice Canayer.

A un an de l'expiration de l'accord qui les lie à l'EHF, les dix "frondeurs" ont menacé de créer une ligue parallèle et sollicité le géant du marketing IMG pour proposer un nouveau système plus lucratif.

Sous la pression, l'EHF a accepté de travailler à l'élaboration d'une ligue européenne semi-fermée à 12 équipes à partir de 2020.

Les clubs décrocheraient une invitation sur plusieurs saisons et non plus pour un an comme c'est le cas actuellement. Mais des matches risquent de s'ajouter à un calendrier déjà chargé.

ll/cd