NOUVELLES
15/09/2017 10:40 EDT | Actualisé 15/09/2017 11:00 EDT

600.000 dollars: le coût de la sécurité pour un discours controversé à Berkeley

L'université de Berkeley et la police ont mis les grands moyens pour assurer la sécurité pendant le discours d'un conservateur controversé jeudi, Ben Shapiro, et éviter de nouvelles violences sur le campus. L'addition: 600.000 dollars, d'après le site internet de l'université.

Un millier de personnes s'étaient rassemblées pour protester contre la venue de Ben Shapiro, connu pour critiquer les progressistes et qui a prononcé un discours à guichets fermés.

L'université californienne, la ville et la police avaient installé des blocs en ciment sur le campus pour protéger des bâtiments, déployant d'importantes forces policières et des hélicoptères.

Neuf personnes ont été arrêtées pour troubles à l'ordre public ou possession d'armes interdites, mais "il n'y a pas eu de blessé ou de dégât" lors d'une manifestation globalement pacifique, d'après un communiqué de la police vendredi.

Le chef de la police et le porte-parole d'UC Berkeley Dan Mogulof ont estimé le coût de la sécurité pour cet événement à 600.000 dollars, plus que lors de la venue de Milo Yiannopoulos le 1er février, d'après le site de l'université vendredi.

La venue de cet autre polémiste ultra-conservateur sur le campus très à gauche avait donné lieu à des affrontements violents entre opposants et partisans.

La venue annoncée d'une autre figure contestée très à droite, Ann Coulter, avait finalement été annulée fin avril face à la crainte de nouveaux troubles et l'université, pourtant le berceau du Free Speech mouvement, s'était retrouvée accusée de bafouer la liberté d'expression.

Ces derniers mois d'autres universités ont annulé les interventions de personnalités controversées de la droite pour les mêmes raisons et ont fait face aux mêmes critiques du camp conservateur.

Le quotidien Salt Lake Tribune écrit ainsi vendredi que l'Université d'Utah se prépare à son tour pour la venue de Ben Shapiro à Salt Lake City d'ici quelques jours, face à la crainte de violences sur le campus.

ved/sf