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14/09/2017 13:56 EDT | Actualisé 14/09/2017 14:20 EDT

Venezuela: nouvelle journée de dialogue politique à Saint-Domingue

Délégués du gouvernement vénézuélien et de l'opposition tentaient jeudi de renouer le dialogue à l'occasion d'une médiation organisée en République dominicaine, après des mois de vives tensions politiques et des manifestations qui ont fait 125 morts.

"Les problèmes économiques, sociaux et humanitaires sont de plus en plus graves, si l'on ne s'en occupe pas, il n'y aura pas de dialogue", a mis en garde, via Twitter, le président du Parlement - unique institution contrôlée par l'opposition -, Julio Borges, envoyé sur cette partie de l'île d'Hispaniola.

Le Venezuela, pays producteur de pétrole, est ruiné par la chute des cours du brut. Excédés par les pénuries alimentaires et la hausse vertigineuse des prix, des milliers de ses habitants ont manifesté de façon quasi-quotidienne, entre avril et juillet, pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro, élu en 2013 et dont le mandat s'achève début 2019.

Depuis mercredi, des représentants du gouvernement et de l'opposition tentent d'amorcer un nouveau dialogue à Saint-Domingue, avec la médiation du président dominicain Danilo Medina et de l'ex-chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.

Aucun des participants n'a fait de déclarations à la presse avant les réunions.

Alors qu'il était prévu au départ des rencontres séparées de chaque camp avec les médiateurs, selon des sources proches des délégués, ces derniers se sont tous retrouvés autour de la table.

"Il y a une vraie disposition à parvenir à une forme de négociation", a assuré M. Medina.

Cette tentative de dialogue, après une première ayant échoué en octobre 2016, survient à un moment de fortes pressions internationales sur le gouvernement vénézuélien, critiqué depuis l'installation début août d'une Assemblée constituante uniquement composée de partisans de M. Maduro et qui a confisqué les pouvoirs du Parlement.

La semaine dernière, Julio Borges a réalisé une tournée en Europe, recevant le soutien des dirigeants de France, d'Espagne, d'Allemagne et du Royaume-Uni.

"La communauté internationale a enfin ouvert les yeux", commentait jeudi auprès de l'AFP le politologue Carlos Romero.

"Le gouvernement est cerné et compte tenu de la crise politique et économique, une espèce d'armistice lui convient", a-t-il ajouté.

Selon des sources de l'opposition, le point d'orgue de ces conversations est le souhait de l'exécutif que la Constituante soit reconnue, ce que rejette une partie de l'opposition qui la juge illégitime.

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