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14/09/2017 18:38 EDT | Actualisé 14/09/2017 19:00 EDT

Venezuela: gouvernement et opposition s'entendent sur la création d'un groupe de pays amis

Le gouvernement et l'opposition vénézuélienne se sont mis d'accord jeudi à Saint-Domingue sur la création d'un groupe de pays amis afin de coordonner de futures négociations en vue de sortir le pays de la crise politique qu'il traverse.

"Nous progressons dans la définition d'un calendrier pour résoudre les problèmes majeurs du Venezuela. Un comité de pays amis, composé du Mexique, du Chili, de la Bolivie et du Nicaragua, a convenu d'agir en tant que commission de suivi", a déclaré le président de la République Dominicaine, Danilo Medina.

Il a ajouté "qu'il est probable que dans les prochains jours soient annoncés deux pays additionnels".

Une troisième entrevue entre les délégués du gouvernement de Nicolas Maduro et ceux de l'opposition, réunie en coalition autour de la Table pour l'unité démocratique (MUD), est programmée le 27 septembre, toujours en République dominicaine.

Depuis mercredi, des représentants du gouvernement du Venezuela et de l'opposition tentent d'amorcer un nouveau dialogue à Saint-Domingue, avec la médiation du président dominicain Danilo Medina et de l'ex-chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.

Le délégué chaviste (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013) Jorge Rodríguez a déclaré aux journalistes que cette rencontre avait été "l'occasion de se rapprocher d'un accord de manière plus ferme et plus claire".

La MUD a indiqué dans un communiqué que six pays contribueront à "assurer le processus de négociation et son respect", sans préciser quels sont les deux autres non encore évoqués.

Il a également indiqué qu'un calendrier de mise en oeuvre des accords avait été établi, "assorti de garanties et d'un accompagnement international".

L'opposition vénézuélienne a assorti ces pourparlers au respect de conditions parmi lesquelles figure un "calendrier électoral" incluant la présidentielle de fin 2018, la libération de 590 "prisonniers politiques", le "respect" du Parlement -dont les pouvoirs ont été confisqués par la Constituante- et la levée des sanctions qui empêchent certains opposants de se présenter à des élections.

Le Venezuela, pays producteur de pétrole, est ruiné par la chute des cours du brut. Excédés par les pénuries alimentaires et la hausse vertigineuse des prix, des milliers de ses habitants ont manifesté de façon quasi-quotidienne, entre avril et juillet, pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro, élu en 2013 et dont le mandat s'achève début 2019.

Le mouvement de contestation, souvent émaillé de violence, a fait 125 morts en quatre mois et le gouvernement socialiste s'est attiré les foudres de la communauté internationale, qui l'a enjoint à nouer un dialogue avec le camp adverse pour trouver une solution pacifique à la crise.

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