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14/09/2017 05:20 EDT | Actualisé 14/09/2017 05:40 EDT

Restructuration chez RTL Belgique qui souffre de la concurrence de TF1

RTL Belgique a annoncé jeudi son intention de licencier 105 salariés et pigistes réguliers, soit environ 13% de ses effectifs, se plaignant d'une vive concurrence sur le marché publicitaire belge avec l'arrivée ce mois-ci de la chaîne française TF1, très regardée dans le pays.

"L'arrivée de TF1 est un déclencheur supplémentaire et qui demande une réaction violente et brutale immédiatement", a justifié Philippe Delusinne, administrateur délégué de cette filiale de RTL Group (groupe Bertelsmann).

"Mais le monde qui nous entoure aujourd'hui, le changement de consommation de la télévision, les nouveaux entrants, la pression publicitaire (...) font que de toute manière nous devenons nous adapter", a ajouté ce dirigeant au micro de la chaîne RTL-TVI.

"Nous devons nous structurer avant d'être dans la tempête", a-t-il aussi justifié en anticipant les retombées négatives dans les mois prochains de la concurrence renforcée dans la publicité.

Depuis le 6 septembre, la chaîne privée française TF1 diffuse au public belge des écrans publicitaires spécifiquement conçus pour ce marché, ce qui renforce son attrait pour certains annonceurs.

Elle s'était heurtée depuis des décennies à des obstacles juridiques désormais levés.

Certains des programmes de TF1 comme "The Voice" ou "Koh Lanta" sont très populaires aussi en Belgique francophone, où globalement la chaîne a réuni en 2016 une part d'audience de 16% (Bruxelles et Wallonie), d'après un porte-parole de RTL Belgique.

Les chaînes belges RTL-TVI et RTBF (service public) affichent des audiences de respectivement "27-28%" et 19%, selon la même source.

Le plan de restructuration de RTL Belgique, baptisé #Evolve (évoluer en anglais), a été dénoncé par plusieurs responsables syndicaux.

Le personnel est d'autant plus "choqué" que cette filiale du géant allemand Bertelsmann est "bénéficiaire", a fait valoir l'un d'eux.

RTL Belgique (télévision, radio, internet) emploie environ 800 personnes actuellement: 500 salariés, une centaine de pigistes réguliers et 200 autres occasionnels d'après l'agence de presse Belga.

S'engage désormais une période de consultation et de négociation avec le personnel qui devrait durer plusieurs mois, conformément à la procédure en cas de licenciement collectif dite "procédure Renault", une réglementation mise en place après le conflit social qui avait éclaté en 1997 à la suite de la fermeture par le constructeur automobile français de son usine de Vilvorde, dans la banlieue de Bruxelles.

mad/agr/lb

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