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14/09/2017 10:50 EDT | Actualisé 14/09/2017 13:42 EDT

Les États-Unis réclament une clause crépusculaire pour le nouvel ALÉNA

WASHINGTON — Les États-Unis souhaitent inclure une clause crépusculaire dans le nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), qui mènerait à son extinction cinq ans après sa signature, à moins que les trois États membres s'entendent pour le prolonger.

Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a confirmé l'information, jeudi, indiquant que la menace d'une fin imminente de l'accord forcera les parties à constamment l'améliorer. 

En prenant la parole dans le cadre d'un forum de discussions organisé par le site web Politico, M. Ross a ajouté que cette disposition mènerait à une réévaluation permanente de l'accord grâce à la création d'un espace de discussion.

Il a ajouté que le nouveau représentant du Commerce Robert Lighthizer a appuyé l'idée.

Wilbur Ross admet toutefois que rien ne permet d'affirmer que le Canada et le Mexique accepteront la proposition.

Les États-Unis souhaitent conclure un accord d'ici la fin de l'année, a-t-il mentionné.

M. Ross a expliqué qu'il sera plus difficile de signer une entente l'an prochain pour quatre raisons: la voie rapide pour l'approbation des lois sera réévaluée par le Congrès, des élections se tiendront au Congrès, une élection présidentielle aura lieu au Mexique et des élections provinciales sont prévues au Canada.

Le secrétaire au Commerce n'a pas manqué de rappeler que Donald Trump est sérieux lorsqu'il menace de mettre fin à l'ALÉNA.

«C'est vraiment vrai», a-t-il insisté. «Mais ce n'est pas l'option que l'on privilégie.»

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