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14/09/2017 10:59 EDT | Actualisé 14/09/2017 11:20 EDT

Le pétrole new-yorkais, porté par une demande vigoureuse, frôle les 50 dollars

Le prix du pétrole coté à New York a terminé en hausse jeudi, flirtant avec le seuil symbolique des 50 dollars grâce à l'optimisme de grandes agences mondiales sur la demande d'or noir dans le monde.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre, référence américaine du brut, a gagné 59 cents pour clôturer à 49,89 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), son plus huat niveau depuis début août.

Il est monté jusqu'à 50,50 dollars en cours de séance avant de se tasser.

Les cours ont continué à profiter des rapports de l'Agence internationale de l'Energie (EIA) et de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) diffusés respectivement mercredi et mardi.

"Ces grandes agences internationales ont relevé leur prévision sur la demande de brut dans le monde", a rappelé Robert Yawger de Mizuho USA.

L'AIE estime désormais que 97,7 millions de barils par jour seront consommés en moyenne en 2017, soit 100.000 barils de plus qu'à sa précédente estimation en août, tandis que l'Opep prévoit une demande aux alentours de 96,77 millions de barils par jour.

"Cet optimisme particulièrement marqué a permis de reléguer au second plan l'annonce d'une forte hausse des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière", a noté M. Yawger.

Selon le département américain de l'Energie, les réserves d'essence ont dans le même temps fortement reculé, diminuant de 8,4 millions de barils en raison notamment de la suspension de l'activité de plusieurs raffineries de la côte texane suite au passage de l'ouragan Harvey.

"C'est la plus forte baisse jamais enregistrée des stocks d'essence, qui descendent à leur plus bas en trois ans", a remarqué Phil Flynn de Price Futures Group.

"Alors que le Texas et la Floride ont été touchés par des tempêtes dévastatrices, les investisseurs s'attendent désormais à une forte hausse de la demande de ces Etats pour compenser cette baisse des réserves", a estimé Michael van Dulken, analyste chez Accendo Markets.

Habituellement la demande en essence se tasse en septembre, une fois passée la période des grands déplacements en voiture pendant les vacances d'été, et les raffineries en profitent pour faire des travaux de maintenance.

Toutefois, a relevé M. Flynn, l'arrêt et le redémarrage de ces raffineries après Harvey "signifie que leur maintenance est déjà faite et d'autres raffineries pourraient décider de repousser ces travaux de maintenance afin de regonfler les stocks d'essence" du pays.

jum/lo

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