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14/09/2017 11:31 EDT | Actualisé 14/09/2017 11:40 EDT

France : des militaires plus "réactifs" face à la menace d'attentat

Les militaires de l'opération Sentinelle, déployés en France depuis les attentats terroristes de 2015 pour protéger la population, devront désormais agir avec plus de "flexibilité", de "réactivité" et de façon "moins prédictible" pour être plus efficaces, a-t-on expliqué jeudi au ministère des Armées.

S'il doit ainsi gagner en souplesse, ce dispositif ne sera toutefois pas pour autant réduit, a promis le gouvernement français.

"Nous n'avons pas du tout l'intention de baisser la garde", a à cet égard déclaré jeudi devant la presse la ministre des Armées, Florence Parly, à l'issue de la présentation des nouvelles mesures en Conseil de défense.

"C'est toujours 7.000 femmes et hommes de nos armées qui seront mobilisés, 10.000 en cas de crise", a renchéri le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Les autorités entendent ainsi répondre aux critiques essuyées par l'opération, jugée avant tout politique et psychologique mais d'un intérêt sécuritaire limité par certains, qui relèvent en outre qu'elle a la cible d'attaques islamistes à six reprises depuis février 2015.

Sentinelle fait aussi peser une charge considérable sur l'armée, déjà très engagée à l'étranger (10.000 hommes), ce qui affecte son moral et sa capacité à recruter.

Et ce même si d'autres estiment que ce déploiement de soldats est rassurant pour la population.

Concrètement, l'opération comprendra dorénavant trois niveaux : un "dispositif permanent" pour la sécurisation de sites sensibles et touristiques; un "échelon de renforcement planifié" pour la protection d'événements occasionnels, sportifs par exemple; une "réserve stratégique" de 3.000 hommes.

Les effectifs entre les deux premiers échelons seront répartis en fonction des besoins et non de façon pré-établie.

"On va adapter la ressource selon le principe du paratonnerre, en déployant là où la foudre est susceptible de tomber plutôt que de dire aux hommes +attendez ici, peut-être qu'un jour cela tombera+", a expliqué la ministre des Armées.

Il s'agit de facto de poursuivre une évolution déjà engagée il y a plusieurs mois, avec le passage de gardes statiques devant des bâtiments sensibles à des patrouilles plus mobiles.

vl/ic/bds/cls

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