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14/09/2017 18:47 EDT | Actualisé 14/09/2017 21:58 EDT

Début de campagne référendaire sur l'indépendance en Catalogne

TARRAGONA, Espagne — La tension politique est montée d'un cran en Espagne, jeudi, au moment où le président de la Catalogne a amorcé la campagne référendaire en faveur de l'indépendance de la région, même si la consultation a été suspendue par les tribunaux.

Le président catalan, Carles Puigdemont, et d'autres partisans du «oui» se sont rassemblés à l'aréna de Tarragona, à 100 kilomètres au sud de Barcelone, pour lancer devant des milliers de personnes cette campagne de deux semaines.

Il n'existe pas de campagne officielle du «non» en vue du référendum du 1er octobre, puisque l'opposition refuse de participer au vote.

Le gouvernement central estime que le référendum est illégal, car la Cour l'a suspendu dans l'attente de la décision finale des juges.

Les policiers ont l'ordre d'empêcher les préparations en vue du scrutin, mais les menaces ont eu peu d'effet sur les autorités régionales jusqu'à présent.

Pour protéger les fonctionnaires de Barcelone de possibles accusations, la mairesse de la ville, Ada Colau, a refusé d'ouvrir les édifices municipaux en tant que bureaux de vote. Mme Colau a annoncé jeudi que les bureaux de scrutin seront plutôt dans les édifices qui appartiennent au gouvernement régional.

Plus de 700 maires du nord-est de l'Espagne font déjà l'objet d'une enquête parce qu'ils appuient le référendum.

Le premier ministre par intérim, Soraya Saenz de Santamaria, a dit qu'il n'y aurait pas de dialogue possible avec les autorités catalanes jusqu'à ce qu'elles se rétractent de leur projet de voter.

La plupart des Catalans sont en faveur d'une victoire du «oui», mais un sondage démontre qu'un référendum sur l'indépendance approuvé par Madrid est préféré à la situation actuelle.

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