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02/09/2017 09:33 EDT | Actualisé 02/09/2017 09:40 EDT

GP d'Italie: Hamilton prend le record de poles et peut voir venir Vettel

Grâce au 69e succès en qualifications de sa carrière, décroché samedi sous la pluie au GP d'Italie, Lewis Hamilton, devenu seul détenteur du record de poles devant Michael Schumacher, a surtout l'occasion idéale de reprendre la tête du championnat à Sebastian Vettel.

En effet, seulement sept points le séparent de l'Allemand de Ferrari, et celui-ci ne s'élancera qu'en 6e position dimanche, derrière son équipier finlandais Kimi Räikkönen.

Il s'agit de la plus mauvaise qualification pour la Scuderia sur l'Autodrome de Monza depuis 2014.

"C'était un peu un temps anglais aujourd'hui", a plaisanté le pilote Mercedes, qui a réalisé le meilleur temps in extremis dans les toutes dernières secondes d'une Q3 fortement perturbée par le retour de la pluie.

Hamilton, 32 ans, sera suivi sur la grille dimanche d'un duo doublement inédit à ce niveau: le Canadien de Williams Lance Stroll, 18 ans, et le Français de Force India Esteban Ocon, 20 ans, très opportunistes vu les conditions.

Stroll et Ocon profitent aussi des pénalités infligées aux deux Red Bull du Néerlandais Max Verstappen et de l'Australien Daniel Ricciardo, 2e et 3e meilleurs temps des qualifications mais qui s'élanceront en 14e et 17e positions.

- Grosjean à la peine -

Comme souvent, lorsqu'il rentre un peu plus dans l'histoire de son sport, Hamilton confessait en conférence de presse avoir "du mal à trouver les mots".

Mais son pilotage parlait pour lui, le Britannique ayant donc triomphé à l'arraché d'une séance qui n'en finissait plus, puisque la Q1 a été interrompue durant plus de deux heures trente.

Le responsable? Romain Grosjean (Haas), qui a subi un violent tête-à-queue quelques instants après avoir indiqué qu'il ne pouvait pas voir où il allait.

"C'était stupide" de disputer les qualifications dans ces conditions, s'est plaint le Français avant de s'extraire sans dommages de sa monoplace, trop abimée elle pour lui permettre de reprendre la séance.

"Si Grosjean sort de la piste, ce n'est pas une raison pour arrêter une séance, car cela lui arrive assez souvent", a remarqué, impitoyable, le Dr Helmut Marko, conseiller de Red Bull pour tout ce qui touche aux jeunes pilotes.

A sa décharge, la section de la ligne des stands, où il a fauté, a été refaite récemment ce qui l'a rendu davantage glissante sous la pluie.

Déjà souvent moqué, plutôt à tort qu'à raison, par les TV étrangères pour sa propension à se plaindre, le pilote de 31 ans, qui partira 20e, ne vit toutefois pas un week-end très facile jusqu'à présent.

- 65 litres d'eau par seconde -

Jeudi, Grosjean a stupéfié en accusant les médias de grossir ses problèmes récurrents de freins, alors que le natif de Genève s'en plaint très régulièrement depuis son arrivée chez Haas, il y a un an et demi.

Le fait qu'il soit le président du syndicat des pilotes a-t-il joué dans la décision de ne pas relancer tout de suite la séance?

Ou les commissaires ont-ils considéré que les pneus pluie de Pirelli, qui peuvent évacuer 65 litres d'eau par seconde lorsque une voiture roule à plus de 300 km/h, étaient insuffisants dans les flaques stagnant sur le tracé ultra-rapide de Monza.

Difficile à déterminer mais la voiture de sécurité a enchaîné les tours pour constater que les petites mares formées suite aux orages de la nuit ne s'écoulaient pas vraiment.

Après 16H00, alors que la pluie se faisait moins forte, les commissaires de piste offraient un spectacle cocasse en tentant d'évacuer l'eau à l'aide de souffleuses portatives dont l'usage aurait certainement été plus efficace sur des feuilles mortes.

Mais pour ce qui est de la course, le temps automnal de samedi devrait laisser la place dimanche pour le départ à un grand soleil, aussi grand que le sourire d'Hamilton se félicitant après sa pole record de "recevoir autant de soutien sur les terres de Ferrari".

smr/syd

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