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02/09/2017 07:53 EDT | Actualisé 02/09/2017 08:00 EDT

Enfant disparue en France: deux suspects relâchés, mobilisation citoyenne

Deux suspects interpellés dans l'enquête sur la disparition de la petite Maëlys, 9 ans, lors d'un mariage dans les Alpes françaises ont été remis en liberté, pendant que les habitants de la région se mobilisaient samedi pour une "battue citoyenne".

Les gardes à vue des deux hommes ont été levées dans la nuit de vendredi à samedi avant l'expiration du délai légal de 48 heures, ce qui laisse la possibilité aux enquêteurs de réentendre les deux hommes le cas échéant.

Les deux hommes, qui se connaissaient et tous deux âgés de 34 ans, avaient été interpellés jeudi et vendredi. Au moins l'un d'entre eux avait été invité au mariage auquel la fillette participait avec ses parents à Pont-de-Beauvoisin. Des incohérences et des inexactitudes dans ses déclarations avaient conduit à son placement en garde à vue.

La fillette aux yeux marrons et cheveux châtains, qui portait une robe sans manches et des nu-pieds de couleur blanche, a été aperçue pour la dernière fois dimanche vers 03H00 du matin, dans la salle polyvalente de la commune, où se déroulait la noce, avant de disparaître mystérieusement.

Une information judiciaire pour enlèvement et séquestration de mineur a été ouverte et deux juges désignés pour mener l'enquête.

Depuis dimanche, les gendarmes ont entendu quelque 250 personnes ayant participé au mariage et à deux fêtes voisines le soir de la disparition, dans cette commune de 3.500 habitants. Ils ont aussi procédé à une quarantaine de perquisitions.

"Les investigations sur le terrain sont arrivées presque au bout. Peut-être déjà, (elles sont) arrivées jusqu'au bout", a déclaré samedi le procureur adjoint de Grenoble, Laurent Becuywe, lors d'une conférence de presse.

La disparition de la fillette a suscité une vive émotion et dans la région et plusieurs centaines de personnes ont participé samedi, sans résultat, à une "battue citoyenne" aux alentours de la salle des fêtes.

Munies de gilets jaunes et de cartes topographiques, ces volontaires, divisés en groupes devant se relayer toute la journée sur une trentaine de zones, ont répondu à un appel lancé sur les réseaux sociaux.

Frédéric et son épouse Marion, 34 ans, ont fait 250 km pour participer aux recherches: "C'est tellement horrible... On ne pouvait pas rester indifférents. Nous sommes venus pour la famille, qui doit se trouver dans une souffrance ignoble", explique Frédéric.

"Ce qu'on cherche surtout à éviter, c'est que l'affaire ne soit jamais réglée, qu'on ne sache pas ce qui s'est passé", a expliqué à l'AFP Guillaume Aulard, un autre des participants.

Le secteur parcouru par la "battue citoyenne" a déjà fait l'objet d'intenses recherches. La zone, escarpée et très boisée alentour, a été passée au peigne fin par les gendarmes, assistés par un hélicoptère, des drones, des plongeurs et des maîtres-chiens. Mais depuis vendredi, le dispositif a été allégé.

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