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02/09/2017 02:09 EDT | Actualisé 02/09/2017 02:20 EDT

Enfant disparue en France: deux suspects relâchés, mobilisation citoyenne

Deux suspects interpellés dans l'enquête sur la disparition d'une enfant lors d'un mariage dans les Alpes françaises ont été remis en liberté, pendant que les habitants de la région se mobilisaient samedi pour une "battue citoyenne".

Les gardes à vue des deux hommes interpellés dans l'enquête sur la disparition de Maëlys, 9 ans, ont été levées dans la nuit de vendredi à samedi.

Les deux hommes, qui se connaissaient et tous deux âgés de 34 ans, avaient été interpellés jeudi et vendredi. Au moins l'un d'entre eux avait été invité au mariage auquel la fillette participait avec ses parents à Pont-de-Beauvoisin, dans le centre-est de la France. Des incohérences et des inexactitudes dans ses déclarations avaient conduit à son placement en garde à vue.

Ces deux gardes à vue ont été levées avant l'expiration du délai légal de 48 heures, ce qui laisse la possibilité aux enquêteurs de réentendre les deux hommes le cas échéant. Une enquête a été ouverte pour enlèvement.

"Les investigations continuent", a précisé une source proche du dossier, alors que des centaines de personnes, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux, entreprenaient de fouiller une nouvelle fois les lieux supposés de la disparition.

La fillette aux yeux marrons et cheveux châtains, qui portait une robe sans manches et des nu-pieds de couleur blanche, a été aperçue pour la dernière fois dimanche vers 03H00 du matin, dans la salle polyvalente de la commune, où se déroulait la noce, avant de disparaître mystérieusement.

Samedi matin, une "battue citoyenne" rassemblant plusieurs centaines de personnes, munies de gilets jaunes et de cartes topographiques ayant répondu à un appel lancé sur Facebook, a commencé aux alentours de la salle des fêtes.

"Je préfère toujours être optimiste que pessimiste (...). Ce qu'on cherche surtout à éviter, c'est que l'affaire ne soit jamais réglée, qu'on ne sache pas ce qui s'est passé", a expliqué à l'AFP Guillaume Aulard, l'un des participants répartis sur différentes zones.

"Nous accompagnons cette initiative mais ce n'est pas une initiative de la gendarmerie", a précisé le commandant de gendarmerie Jean Pertué. "Ca ne peut que nous aider".

Depuis dimanche, les gendarmes ont entendu quelque 250 personnes ayant participé au mariage et à deux fêtes voisines le soir de la disparition, dans cette commune de 3.500 habitants.

Le secteur parcouru par la "battue citoyenne" a déjà fait l'objet d'intenses recherches. La zone, escarpée et très boisée alentour, a été passée au peigne fin par les gendarmes, assistés par un hélicoptère, des drones, des plongeurs et des maîtres-chiens. Mais depuis vendredi, le dispositif a été allégé.

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