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29/08/2017 17:51 EDT | Actualisé 29/08/2017 19:21 EDT

Morales ne peut pas expulser le responsable anticorruption, dit la Cour

CIUDAD DE GUATEMALA — Le plus haut tribunal du Guatemala a jugé mardi que le président Jimmy Morales ne pouvait pas expulser du pays le responsable d'une commission anticorruption des Nations unies.

Le président avait émis dimanche une ordonnance d'expulsion pour Ivan Velasquez, deux jours après que M. Velasquez et la procureure en chef du Guatemala eurent annoncé qu'ils cherchaient à obtenir la levée de l'immunité de M. Morales afin d'enquêter sur le financement de sa campagne.

Mais la Cour constitutionnelle, le plus haut tribunal du pays, a rapidement suspendu l'ordonnance dimanche, et mardi, les juges ont invalidé l'ordonnance de M. Morales déclarant M. Velasquez «persona non grata». Le tribunal a déterminé qu'elle avait été émise de façon injustifiée.

Plus tôt mardi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a dit être ébranlé par les actions du président et a exprimé son soutien à M. Velasquez.

M. Morales avait déjà semblé baisser le ton, lundi, disant qu'il respecterait les décisions d'autres ordres du gouvernement et que la règle de droit ne devrait jamais être remise en question.

Quelque 2500 personnes avaient manifesté dans la capitale, en fin de semaine, pour réclamer la démission de M. Morales.

M. Velasquez dirige une commission d'experts qui travaillent depuis plusieurs années avec des procureurs au Guatemala pour combattre la corruption dans le pays. La commission avait joué un rôle important pour chasser l'ancien président Otto Perez Molina, qui avait été forcé de démissionner en 2015 et qui est encore en prison.