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29/08/2017 10:07 EDT | Actualisé 29/08/2017 10:20 EDT

Mondiaux-2017 - Kelmendi tombe de son piédestal, rien n'arrête le Japon

Rien n'arrête le Japon, pas même la montagne Majlinda Kelmendi: la Kosovare est tombée pour la première fois depuis novembre 2015, sous les assauts d'Ai Shishime (-52 kg), aux Championnats du monde de judo, mardi à Budapest.

Et pour parfaire sa domination sur les deux premiers jours de compétition, à tout juste 20 ans, Hifumi Abe, la tête d'affiche de la génération 2020 du judo nippon placardée jusque sur une tour emblématique de Tokyo, a tout emporté sur son passage en -66 kg.

La sensation de la journée est venue de la première défaite depuis près de deux ans - rapidement suivie par une deuxième - de l'épouvantail Kelmendi (26 ans).

Qui d'autre qu'une Japonaise, en l'occurrence Shishime, pouvait réussir un tel exploit ? En demi-finales, il a fallu 9 min 30 sec à la Nippone pour finir par faire tomber (waza-ari) la Kosovare. Et mettre ainsi fin à sa série de 32 combats remportés consécutivement.

Sonnée, la championne olympique en titre, double championne du monde (2013 et 2014) et triple championne d'Europe (2014, 2016 et 2017) n'a pas su se ressaisir à temps pour sauver malgré tout une place sur le podium : quelques minutes plus tard, Kelmendi s'est de nouveau inclinée dans son combat pour une médaille de bronze contre la Brésilienne Erika Miranda (waza-ari).

- Quatre sur quatre -

Sur sa lancée, Shishime (23 ans) est elle sortie victorieuse sur ippon de la finale 100% japonaise face à Natsumi Tsunoda (25 ans).

"Je suis très heureuse et soulagée d'être sacrée championne du monde. Aucune judoka japonaise n'avait battu Majlinda Kelmendi jusqu'à aujourd'hui (mardi), ce qui rend cette médaille d'or encore plus précieuse", a commenté la nouvelle reine des -52 kg.

Abe, lui, a multiplié les waza-ari et les ippons tout au long de la journée, jusqu'à la finale face au Russe Mikhail Puliaev expédiée en 1 min 27 sec.

"Je suis partagé entre deux sentiments, du bonheur et un grand soulagement. Mais évidemment, c'est le bonheur qui l'emporte", a déclaré le judoka, devenu le plus jeune vainqueur d'un Grand Slam quand il s'est offert le tournoi de Tokyo en 2014, à 17 ans seulement.

Avec son trio du jour qui faisait ses premiers pas aux Mondiaux (Abe, Shishime et Tsunoda), le Japon a réussi mardi le tour de force de signer un bilan encore plus brillant que la veille : deux médailles d'or et une d'argent, contre deux médailles d'or (Tonaki en -48 kg, Takato en -60 kg) et une de bronze (Kondo en -48 kg) lundi.

Aucun des quatre premiers titres mondiaux attribués à Budapest n'a échappé au pays berceau du judo, qui a choisi de lancer ses jeunes pousses dans le grand bain sur les tatamis hongrois. Prometteur à trois ans des jeux Olympiques dans sa capitale. Et ce n'est peut-être qu'un début.

es/ps