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29/08/2017 12:35 EDT | Actualisé 29/08/2017 12:40 EDT

Luxembourg et Bruxelles soutiennent Macron pour une Europe à plusieurs vitesses

Les Premiers ministres belges et luxembourgeois, Charles Michel et Xavier Bettel, ont assuré mardi à Luxembourg le président français Emmanuel Macron de leur soutien dans sa campagne contre "le dumping social" dans l'Union européenne et pour une Europe "à plusieurs vitesses".

"Je soutiens et salue les propositions du président français pour renforcer la directive sur les travailleurs détachés", a affirmé M. Bettel, lors d'une conférence de presse conjointe des trois dirigeants.

"Il faut combattre les fraudes et le dumping social dans tous les domaines", a-t-il estimé, jugeant nécessaire de "rendre l'Europe plus juste pour ses citoyens". M. Bettel s'est dit "confiant" sur la possibilité d'obtenir sur ce sujet "un accord à Bruxelles" en octobre.

Il a également approuvé l'Union à plusieurs vitesses défendue par le chef de l'Etat français, car, a-t-il dit, "je préfère avoir une Europe à deux vitesses qu'une Europe au point mort, une Europe qui n'avance pas".

Dans un discours devant les ambassadeurs français à Paris, Emmanuel Macron avait auparavant une nouvelle fois plaidé pour une Europe "à plusieurs formats" et tirée par une "avant-garde" des pays qui voudront "aller plus loin" dans la convergence de leurs économies et de leurs politiques.

"Le choix qui nous est posé est simple : +est-ce que nous voulons assister au délitement de l'Europe et, après les discussions qui seront forcément longues sur le Brexit, avoir des discussions sur le départ de tel ou tel autre Etat membre; ou voulons-nous être la génération qui refondera l'Europe ?+ Tous les trois nous avons fait ce choix", a affirmé M. Macron aux côtés de ses partenaires belges et luxembourgeois.

Le président français a fait valoir que "la zone euro durant les cinq dernières années, y compris au pire de la crise où elle jouait sa survie, n'osait pas se réunir en format zone euro", avec comme argument que "cela fâcherait la Grande-Bretagne et la Pologne".

Or, "nous sommes là aujourd'hui, nous ont ils remercié? Je n'en ai pas le sentiment", a-t-il noté.

Charles Michel s'est aussi dit convaincu que le moment est venu "de donner un cap, une orientation" à l'UE et qu'il sera possible ainsi "de réenchanter le rêve européen".

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