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29/08/2017 11:50 EDT | Actualisé 29/08/2017 12:00 EDT

Kenya/présidentielle : la Cour suprême annoncera sa décision vendredi

La Cour suprême du Kenya a terminé tard mardi l'examen sur le fond du recours pour irrégularités déposé par l'opposant Raila Odinga, qui conteste la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta lors du scrutin du 8 août, et déclaré qu'elle annoncerait sa décision vendredi.

L'opposition, qui estime que l'élection a été entachée de nombreuses fraudes, avait saisi la Cour suprême le 18 août. L'instance, composée de sept juges, disposait de 14 jours à compter de cette date, soit jusqu'au vendredi 1er septembre, pour rendre son avis, qui est définitif.

La Cour suprême a entendu les argument des avocats représentant Nasa (coalition de l'opposition), de la Commission électorale (IEBC) et de M. Kenyatta, a précisé son président David Maraga. "Cela nous amène à la fin de la procdure. Nous annoncerons notre jugement vendredi".

Après une semaine consacrée au dépôt par écrit des arguments de la Nasa, et des contre-arguments de la Commission électorale et de M. Kenyatta, l'équipe juridique de M. Odinga avait commencé lundi à exposer ses griefs.

"Une élection doit être conduite conformément à la loi" et les irrégularités constatées "ne peuvent pas être considérées comme des infractions mineures", avait déclaré James Orengo, l'avocat principal de l'opposition, qui est aussi l'un des hauts dirigeants de Nasa.

Si la cour valide l'élection, M. Kenyatta, 55 ans, sera investi une semaine plus tard pour un second mandat de cinq ans. Si elle annule le scrutin, l'IEBC disposera de 60 jours pour organiser une nouvelle présidentielle.

Nasa conteste la réélection de M. Kenyatta, déclaré vainqueur le 11 août avec 54,27% des voix contre 44,74% à M. Odinga, qui se représentait, à 72 ans, pour la quatrième fois après avoir déjà échoué en 1997, 2007 et 2013.

L'annonce de la victoire de M. Kenyatta avait déclenché deux jours de manifestations et d'émeutes réprimées par la police dans des bidonvilles de Nairobi et dans l'Ouest, des bastions de l'opposition.

Au moins 21 personnes, dont un bébé et une fillette de neuf ans, ont été tuées les 11 et 12 août, pour l'essentiel par la police, selon un bilan de l'AFP.

L'ONG Human Rights Watch a estimé que l'élection avait été "marquée par de graves violations des droits de l'homme, dont des meurtres illégaux et passages à tabac par la police lors de manifestations et d'opérations de fouille des maisons dans l'ouest du Kenya".

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