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29/08/2017 05:31 EDT | Actualisé 29/08/2017 05:40 EDT

France: une famille rom qui détroussait les touristes à Disneyland en procès

Le procès d'une famille rom de Roumanie accusée d'avoir envoyé ses enfants détrousser des touristes étrangers aux abords de Disneyland Paris s'est ouvert mardi avec le témoignage d'une jeune femme, voleuse repentie, qui a dénoncé le comportement violent du patriarche du clan.

Treize personnes au total - dont neuf sont incarcérées et l'une en fuite - sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Meaux, près de la capitale française, pour un millier de vols à la tire commis entre janvier 2014 et février 2016 aux abords de Disneyland Paris, notamment dans les transports desservant le premier parc d'attraction d'Europe. Et ce pour un préjudice estimé, au bas mot, à un million d'euros.

Parmi les prévenus, dix appartiennent au "clan" Dumitru-Imandita, originaire de la ville roumaine de Craiova, opérant en France depuis 2014 et dirigé d'une main de fer par Marian Tinca, 57 ans, avec la complicité de son ex-femme Maria Iamandita, 51 ans.

Comparaissent également les quatre enfants majeurs du couple et leurs conjoints, dont le rôle était de surveiller les agissements des cadets et s'assurer qu'ils restituaient bien le produit des vols.

Âgés de 12 à 17 ans, sept mineurs ont été condamnés le 21 juillet par un tribunal pour enfants à des peines allant du simple avertissement pour les plus jeunes, à 30 mois de prison ferme, dont quatre avec sursis.

"Les mineurs agissaient en milieu d'après-midi, par groupe de trois au quatre: le premier détournait l'attention, le deuxième en profitait pour faire les poches et le troisième faisait disparaître le bien volé", avait expliqué le commissaire Jérôme Georges.

C'est sur ces mineurs, a établi l'enquête des policiers français, en collaboration avec les autorités roumaines, que reposait entièrement l'économie de ce clan qui n'avait pas d'autre source de revenus.

Quand ils étaient interpellés, ils donnaient des identités fantaisistes, et quittaient rapidement les foyers où ils étaient placés pour retrouver leurs parents, installés à Pantin (banlieue nord de Paris).

Le produit des vols - entre 1.000 et 2.000 euros par jour sous forme de devises, bijoux, téléphones, maroquinerie de luxe, tablettes - était utilisé pour les dépenses de la vie courante, mais aussi investi dans des achats immobiliers en Roumanie.

"Voler c'est tout qu'on a appris dans la vie", a avoué à la barre l'une des prévenues, Théodora-Cesarella Iamandita, 28 ans, en racontant les coups, les menaces et la terreur que le patriarche Marian Tinca faisait régner sur le clan.

Le jugement est attendu vendredi.

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