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29/08/2017 08:18 EDT | Actualisé 29/08/2017 09:22 EDT

Athlétisme: Le dopage était généralisé avant les Mondiaux de Daegu en 2011

PARIS — Une étude attendue depuis longtemps qui avait été commandée par l'Agence mondiale antidopage estime que le tiers des athlètes pourraient s'être dopés volontairement avant les Championnats du monde d'athlétisme de 2011 — même si très peu d'entre eux ont été épinglés à l'époque.

L'analyse, publiée dans le journal 'Sports Medicine', avance même que le dopage était encore plus répandu aux Jeux panarabes de 2011, où au moins 45 pour cent des athlètes se seraient dopés dans les 12 mois qui ont précédé cette compétition.

Les chercheurs ont indiqué qu'un total de 2168 athlètes ont répondu anonymement à un questionnaire, sur lequel est basée l'étude. Les volontaires devaient répondre à la question: «Avez-vous enfreint volontairement les règlements antidopage en utilisant des substances ou des méthodes interdites au cours des 12 derniers mois?»

Après avoir éliminé quelques réponses provenant d'athlètes, qui auraient répondu si rapidement qu'ils auraient mal compris les instructions du sondage ou n'auraient tout simplement pas réfléchi à leur réponse, l'équipe composée de neuf chercheurs provenant d'Europe et des États-Unis a pu déterminer l'ampleur du dopage parmi les athlètes qui ont pris part aux Jeux panarabes ou encore aux Mondiaux d'athlétisme. Entre 30 et 31 pour cent aux Mondiaux de Daegu, en Corée du Sud, et entre 45 et 49 pour cent aux Jeux panarabes.

Ils ont ajouté que leurs conclusions pourraient s'avérer être plus conservatrices que la réalité.

«Il y a de nombreuses raisons de croire que nous avons peut-être sous-estimé nos chiffres», a confié Harrison G. Pope fils, l'un des chercheurs, à l'Associated Press lors d'un entretien téléphonique.

Pope est un professeur de psychologie à la faculté de médecine de l'Université Harvard à Boston.

D'autres experts, qui n'ont pas pris part à l'étude, croient que le dopage est probablement moins répandu aujourd'hui qu'en 2011 — grâce aux nouvelles techniques de dépistage et aux nombreuses enquêtes portant sur le scandale de dopage généralisé impliquant les athlètes russes, notamment.