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27/08/2017 08:58 EDT | Actualisé 27/08/2017 09:20 EDT

Merkel "déconnectée des réalités" selon son challenger social-démocrate

Angela Merkel est "déconnectée des réalités", a lancé dimanche Martin Schulz, le social-démocrate qui veut déboulonner la chancelière allemande à l'issue des législatives dans un mois, haussant le ton pour tenter de relancer une campagne mal en point.

Le principal rival de la chancelière conservatrice l'a accusée lors d'une interview à la télévision publique ARD d'avoir tenté d'imposer ses règles à leur unique débat télévisé, dimanche prochain, et d'abuser de sa fonction pour effectuer des déplacements de campagne "à des prix défiant toute concurrence".

"Sur plusieurs sujets les gens ont le sentiment que Merkel est déconnectée des réalités", à déclaré le patron du SPD.

Selon le dernier sondage mensuel Deutschlandtrend pour ARD, les Unions chrétiennes CDU/CSU de Mme Merkel recueilleraient 38% des intentions de vote, contre 22% pour le SPD.

Mais M. Schulz s'est dit convaincu qu'il pouvait encore remporter la partie, mettant en avant une étude pour l'hebdomadaire Der Spiegel la semaine dernière selon laquelle 46% des électeurs étaient indécis.

"Je veux atteindre ces indécis. Et si j'y arrive, je peux remporter les législatives" du 24 septembre, a-t-il dit.

Il a critiqué Mme Merkel qui, selon le Spiegel de ce week-end, utiliserait des hélicoptères de l'armée et de la police pour se déplacer durant sa campagne électorale.

"Elle utilise les moyens de l'Etat pour se rendre à des meetings de campagne à moindre frais", a-t-il accusé.

Invitée à commenter ces critiques lors de sa propre interview, sur la chaîne publique ZDF, Mme Merkel s'est bornée à répondre qu'elle "essayait toujours d'être à la hauteur de sa fonction".

"Et cela signifie être au service du peuple allemand", a-t-elle dit. "Je me réjouis du débat de la semaine prochaine".

Martin Schulz a enfin répété qu'une nouvelle "grande coalition" conservateurs-SPD comme celle qui dirige l'Allemagne depuis 4 ans ne l'intéressait pas.

"Si elle (Mme Merkel) veut y participer sous ma direction avec la CDU comme partenaire minoritaire, on peut voir", a-t-il avancé. "Mais je ne crois pas qu'ils (les conservateurs) souhaitent aux aussi continuer la grande coalition".

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