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27/08/2017 08:55 EDT | Actualisé 27/08/2017 09:00 EDT

Macron demande à Erdogan la "libération rapide" du journaliste français détenu en Turquie

Le président français Emmanuel Macron a demandé dimanche à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan "la libération rapide" du journaliste français Loup Bureau, détenu en Turquie depuis le 26 juillet, selon un communiqué de l'Elysée.

M. Macron, qui s'est entretenu par téléphone avec le président turc, "lui a demandé, au-delà de l'amélioration obtenue des conditions de détention, sa libération rapide et son retour en France", précise le communiqué de la présidence.

"Les deux présidents sont convenus que les contacts se poursuivent, également au niveau ministériel, pour trouver, dans les meilleurs délais, une issue positive", ajoute l'Elysée.

Le président français avait fait part le 15 août, lors d'un entretien téléphonique, de sa "préoccupation" à son homologue turc, avec lequel il était convenu de s'entretenir à nouveau cette semaine à ce sujet.

Vendredi, une demande de libération de Loup Bureau a été rejetée, a indiqué à l'AFP son avocat.

Cette demande de libération avait été déposée début août auprès du juge qui avait inculpé et placé le jeune homme de 27 ans en détention provisoire le 1er août, pour soupçon d'appartenance à "une organisation terroriste armée", avait précisé Martin Pradel, un des avocats français du journaliste.

"Le rejet de sa remise en liberté est synonyme d'un autre mois passé derrière les barreaux et l'obligation d'une intervention du chef de l'Etat pour espérer une libération", avait réagi de son côté le comité de soutien à Loup Bureau, sur sa page Facebook.

Jeudi, un rassemblement de soutien au journaliste avait été organisé à Paris et une pétition en faveur de sa libération a reçu près de 28.000 signatures.

Loup Bureau, 27 ans, qui a notamment collaboré avec les chaînes TV5 Monde, Arte et le site Slate, a été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l'Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara) ont été trouvées en sa possession.

frd/roc