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27/08/2017 16:49 EDT | Actualisé 27/08/2017 21:41 EDT

Les Internationaux des États-Unis se tournent vers les futures vedettes

NEW YORK — Après avoir reçu plusieurs mauvaises nouvelles dans les derniers jours à propos des joueurs vedettes qui ont déclaré forfait en vue des Internationaux des États-Unis, les organisateurs du tournoi tentent de se réconforter. Qui pourrait les blâmer?

Ils ont donc pensé qu'il n'y avait pas meilleur moment pour promouvoir les futures vedettes du tennis.

Du moins, Roger Federer et Rafael Nadal seront de la partie lorsque le tournoi débutera lundi. La présence de ces deux joueurs étoiles — et la perspective captivante de ce qui aurait pu être le premier épisode en finale de leur rivalité légendaire à Flushing Meadows — n'est pas aussi attrayante, puisque le hasard a voulu que les deux joueurs de tennis soient dans la même portion du tableau. Leur seul duel possible aurait donc lieu en demi-finale, et non en finale.

Un autre bémol: l'événement se déroulera sans Serena Williams, récipiendaire de 23 titres majeurs, et sera également disputé sans trois des cinq premiers joueurs au classement mondial, et cinq du top-11.

Andy Murray, champion du tournoi en 2012 et deuxième tête de série, a été le dernier à se retirer de la compétition lorsqu'il a déclaré forfait samedi, en raison d'une blessure à la hanche qui pourrait le tenir à l'écart du jeu pour le reste de la saison. Ce dernier a suivi le champion en titre Stan Wawrinka et son adversaire lors de la finale l'année dernière, Novak Djokovic, cinq fois finaliste et couronné champion à deux reprises sur les courts de Flushing Meadows. Kei Nishikori et Milos Raonic seront également absents.

«Nous voulons que les joueurs fassent ce qu'il y a de mieux pour leur corps et leur santé. Mais si nous savons quelque chose: c'est que quelqu'un devra gagner ce tournoi, a déclaré le porte-parole du tournoi Chris Widmaier, en entrevue. Nous croyons que les partisans de tennis pourront voir à l'oeuvre plusieurs jeunes talents.»

Pour ce faire, Widmaier a stipulé que la Fédération de tennis des États-Unis déploierait davantage d'effort afin d'informer les partisans sur les joueurs américains qui ne sont pas encore très populaires et les meilleurs espoirs des autres pays.

«Nous reconnaissons que nous avons la responsabilité de commencer à promouvoir les nouveaux noms dans le tennis et nous débuterons lors de la présente représentation des Internationaux des États-Unis, a expliqué Widmaier. Vous verrez de nouveaux visages dans les publicités et de nouveaux noms lors des matchs en soirée.»

Par exemple, Alexander Zverev, l'Allemand de 20 ans considéré comme étant l'un des prochains grands joueurs, disputera son match sous les projecteurs du Arthur Ashe Stadium, lundi.

Widmaier a affirmé que Zverev ou Nick Kyrgios, le jeune talent australien de 22 ans, pourraient être les têtes d'affiche lors des publicités télévisées, celles dans les journaux et sur les panneaux d'affichage, remplaçant Djokovic, Murray ou Wawrinka en avant-scène.

«Dans le passé, nos publicités auraient mis de l'avant les anciens champions, a stipulé le porte-parole. Maintenant, elles mettront de l'avant les futurs champions.»

C'est une bonne chose pour le tennis, qui verra une nouvelle génération de joueurs importants sur le point d'éclore dans les prochaines années. Après tout, Federer est âgé de 36 ans et ne rajeunit pas. Wawrinka a 32 ans, Nadal a 31 ans. Djokovic et Murray les suivent à 30 ans. Williams aura 36 ans le mois prochain; sa soeur aînée Venus a déjà 37 ans, ce qui fait d'elle la joueuse la plus âgée du circuit de la WTA.

Les sept joueurs totalisent 82 titres majeurs en simple.

Federer ne croit pas que les blessures chez les hommes en tête du classement soient une tendance préoccupante.

«C'est parce qu'ils ont 30 ans et plus. L'usure du temps fait sentir ses effets. Peut-être que quelques joueurs en avaient marre de jouer avec une blessure et ils se sont dit: ''Lorsque je reviendrai au jeu, je serai rétabli à 100 pour cent. Pour ne pas toujours jouer à 85, 90, 95 pour cent.'' Ce n'est pas plaisant de cette façon», a raconté Federer.

«Je ne crois pas qu'on devrait s'en faire autant, parce que les joueurs ont le choix de ne pas jouer, autant que parfois ils doivent absolument jouer ou ils ne veulent tout simplement pas participer à l'un des tournois, a ajouté Federer, qui a dû s'absenter la moitié de la saison 2016 en raison d'une blessure au genou gauche. Je ne crois pas que le circuit va si mal que ça, pour être très honnête.»