NOUVELLES
27/08/2017 07:05 EDT | Actualisé 27/08/2017 07:20 EDT

Le Liban dit avoir retrouvé des restes qui pourraient être ceux de soldats enlevés par l'EI

Les autorités libanaises ont localisé des restes humains qui pourraient être ceux de soldats enlevés par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) il y a trois ans, a annoncé dimanche un haut responsable des forces de sécurité libanaises.

Cette annonce intervient quelques heures après que l'armée du Liban a décrété une pause dans son offensive contre l'EI dans une région frontalière avec la Syrie afin d'engager des discussions au sujet des soldats enlevés en 2014.

Selon le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, des combattants de l'EI qui se sont rendus aux forces libanaises, les ont conduit à l'endroit où se trouvaient ces restes humains.

"Nous avons récupéré les restes de six corps. Nous nous attendons à en récupérer huit au total. Nous pensons que ces restes appartiennent aux soldats" enlevés par l'EI, a-t-il déclaré à des journalistes à Beyrouth après avoir informé les familles des militaires.

En 2014, l'EI puis le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avaient envahi la ville frontalière de Aarsal et capturé 30 soldats et policiers libanais.

Quatre ont été exécutés par leurs ravisseurs et un cinquième est mort de ses blessures. Seize ont été libérés par Al-Nosra dans un échange de prisonniers en décembre 2015.

Neuf soldats étaient restés aux mains de l'EI, mais le général Ibrahim n'a fait référence qu'à huit d'entre eux dimanche.

Les restes seront soumis à des analyses ADN pour confirmer l'identité des personnes retrouvées mais le général Ibrahim a affirmé "être quasiment certain" que l'affaire des soldats est "close".

L'armée libanaise avait indiqué que leur sort était sa "première priorité" dans l'offensive lancée contre les quelque 600 combattants de l'EI dans cette région montagneuse proche de la frontière syrienne.

Les proches de soldats kidnappés par l'EI ont attendu quatre heures sous un soleil brûlant dimanche afin d'obtenir des informations. Ils avaient érigé des tentes depuis trois ans dans le centre de la capitale libanaise pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il tente de retrouver les militaires.

rh-mjg/iw/mer