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24/08/2017 11:03 EDT | Actualisé 24/08/2017 11:20 EDT

Scrutant l'ouragan Harvey, le pétrole termine en baisse à New York

Le pétrole coté à New York a terminé en baisse jeudi, l'arrivée de l'ouragan Harvey sur les côtes texanes et l'impact qu'il pourrait avoir sur les raffineries de la région retenant l'attention des investisseurs.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre, la référence américaine, a cédé 98 cents pour clôturer à 47,43 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Harvey, une tempête tropicale devenue jeudi ouragan de catégorie 1 avec des vents de près de 130 km/h, devrait toucher les côtes du Texas et de la Louisiane vendredi. Il pourrait alors se transformer en ouragan de catégorie 3 selon le Centre national des ouragans (NHC), basé à Miami.

Le risque d'inondations soudaines est important dans certaines régions, où jusqu'à 76 centimètres de pluies sont attendues.

La trajectoire d'Harvey "pourrait affecter directement le coeur du +couloir américain des raffineries+, qui représente environ un tiers des capacités du pays et traite environ 7 millions de barils par jour", a relevé Phil Flyn de Price Futures Group.

"Les raffineries pourraient d'une part être endommagées à cause des vents, mais elles pourraient surtout pâtir d'inondations, voire de coupures de courant", a indiqué James Williams de WTRG Economics.

"Une fois arrêtée, une raffinerie peut mettre jusqu'à sept jours pour revenir à une activité normale", a-t-il indiqué.

Pendant ce temps, elle ne consomme pas de brut.

L'ouragan "va aussi retarder l'arrivée des tankers qui naviguaient dans le Golfe du Mexique", a souligné James Williams.

De nombreux opérateurs ont aussi par précaution évacué leur personnel installé sur les plateformes pétrolières en mer. Ces dernières peuvent toutefois continuer à extraire du pétrole en étant contrôlées à distance.

Dans ce contexte, "les investisseurs misent en masse sur une hausse des prix des produits raffinés, aussi bien du fioul de chauffage que de l'essence, et pour cela vendent du brut", alimentant ainsi le repli des cours du WTI, a remarqué John Kilduff d'Again Capital.

jum/vog