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24/08/2017 03:24 EDT | Actualisé 24/08/2017 03:40 EDT

Londres souhaite des échanges de données GB-UE "ouverts" après le Brexit

Londres souhaite que les échanges de données entre le Royaume-Uni et l'Union européenne restent "ouverts" après la sortie du pays du bloc européen, a indiqué jeudi le ministère britannique chargé du Brexit.

"Les flux de données entre le Royaume-Uni et l'UE sont cruciaux pour notre prospérité économique partagée et pour une coopération plus large, y compris entre les forces de l'ordre", a fait valoir le ministère britannique dans une note de travail présentant sa position sur la question.

"Il est de ce fait essentiel que dans le cadre du futur partenariat du Royaume-Uni avec l'UE, nous nous entendions pour permettre la poursuite d'une circulation ouverte des données, fondée sur une confiance mutuelle dans nos normes exigeantes en matière de protection des données", a-t-il ajouté.

Soulignant que la législation britannique en matière de données "sera conforme à la législation européenne" au moment de la sortie effective du pays de l'UE en mars 2019 et qu'elles seront "pratiquement identiques", le ministère estime qu'un "modèle GB-UE sur l'échange et la protection des données personnelles pourrait (...) apporter une stabilité aux entreprises et aux autorités".

Il juge également qu'il serait "dans l'intérêt du Royaume-Uni et de l'UE de s'entendre au début du processus pour reconnaître réciproquement les cadres législatifs en matière de protection des données".

Le ministère a souligné que l'économie des données de l'UE était estimée à 272 milliards d'euros en 2015 soit près de 2% du PIB du bloc européen. Ce chiffre pourrait monter à 643 milliards d'euros en 2020, soit plus de 3% du PIB de l'UE.

Selon des estimations citées par le ministère, 75% des flux de données du Royaume-Uni vers l'étranger se font vers des pays de l'UE. Il indique également que le Royaume-Uni est le pays du G20 à l'économie numérique la plus importante en terme de point de PIB.

Les négociations de sortie de l'UE ont démarré en juin sur trois questions clés: les futurs droits des citoyens européens installés au Royaume-Uni, le règlement financier du divorce, et la question de la frontière irlandaise. Bruxelles souhaite avancer dans le règlement de ces questions avant toute discussion sur les futures relations.

Une nouvelle session de négociations aura lieu la semaine prochaine à Bruxelles.

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