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24/08/2017 13:55 EDT | Actualisé 24/08/2017 14:06 EDT

La LNH se rend à Ottawa pour rendre hommage à l'ancien entraîneur et d.g. Murray

OTTAWA — Des membres de la communauté de la LNH se sont joints à la famille et aux amis de Bryan Murray, jeudi au Centre Canadian Tire, pour célébrer sa vie et son héritage, tout en rappelant son sens de l'humour et sa manière de toucher les gens.

L'ancien entraîneur et directeur général de longue date est décédé le 12 août à la suite d'une bataille de trois ans contre un cancer colorectal. Il était âgé de 74 ans.

De nombreux membres influents de l'univers du hockey ont assisté à la cérémonie, dont le commissaire de la LNH, Gary Bettman, le directeur général des Maple Leafs de Toronto, Lou Lamoriello, et l'entraîneur-chef Mike Babcock, ainsi que les anciens joueurs Daniel Alfredsson et Luc Robitaille, et de nombreux membres actuels des Sénateurs d'Ottawa dont Dion Phaneuf et Mike Hoffman.

Le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion, a affirmé que c'était un signe de l'impact de Murray sur leur vie.

«Il a affecté la vie de tellement de personnes, a rappelé Dorion. Cette organisation était meilleure avec Bryan. C'est une perte monumentale pour notre équipe de hockey.

«De par ses conseils, il était capable de raisonner avec les gens.»

La cérémonie a inclus la présentation d'un montage vidéo et une série de chansons du chanteur local Gail Gavin, ainsi que des discours de la nièce de Murray, Lynn Hearty-Coutts, de l'ancien défenseur des Sénateurs Chris Phillips, du directeur général adjoint des Sénateurs Randy Lee, de Dorion et de Bettman.

Bettman est revenu sur les nombreux exploits de Murray au cours de sa carrière de 36 ans dans la LNH avec les Capitals de Washington, les Red Wings de Detroit, les Panthers de la Floride, les Ducks d'Anaheim et les Sénateurs.

Natif de Shawville, au Québec, Murray travaillait au sein de l'organisation des Sénateurs depuis 2005. Il avait quitté son poste de directeur général avant la dernière saison, mais était demeuré conseiller au sein de la direction.

Murray a été nommé entraîneur-chef par excellence de la LNH en 1984, avec les Capitals, et dirigeant de l'année en 1996, avec les Panthers. Il a guidé les Sénateurs vers une participation à la finale de la Coupe Stanley en 2007.

«Chacun de ces propriétaires a vu que Bryan pouvait amener quelque chose, fournir une structure et de la discipline, amener la fierté du travailleur, ce qui est nécessaire pour avoir du succès, a raconté Bettman au sujet de Murray, qui a signé 620 victoires comme entraîneur dans la LNH, ce qui le classe au 10e rang de tous les temps. Il n'a pas toujours compté sur des équipes remplies de vedettes, mais elles avaient du succès en raison des liens que Bryan tissait dans le vestiaire.»

Son sens de l'humour, son côté sarcastique et son habileté à tirer le meilleur de ses joueurs sont souvent revenus dans les discours.

«Il rendait notre travail agréable, a souligné Phillips. Certaines réunions avec lui sont légendaires.»

Phillips a raconté l'histoire d'une réunion lors de laquelle Murray a demandé à Mike Fisher, qui connaissait une mauvaise séquence, s'il allait «un jour marquer un autre but». Fisher avait éclaté de rire avant que Murray lui répète la question. Par hasard, Fisher avait marqué un but ce soir-là.

L'humour était l'un des outils que Murray utilisait pour tisser des liens avec les joueurs.

Même si le hockey a occupé une partie importante de sa vie, Murray a toujours fait de sa famille une priorité. Il est resté enraciné à Shawville et y retournait passer l'été en bordure de la rivière des Outaouais.

Lors d'une conversation avec Hearty-Coutts environ un mois avant son décès, Murray lui a raconté qu'une de ses plus grandes joies était d'être assis sur le bord de la rivière et d'entendre sa petite-fille rigoler sur la plage.

«Oncle Bryan trouvait le moyen de réunir les gens, il avait cette qualité, a dit Hearty-Coutts. Les gens aimaient le côtoyer. Il avait ce don. Quand il vous parlait, vous aviez l'impression d'être la personne la plus importante dans la salle.»

Murray a aussi voulu rendre son combat contre le cancer public, en espérant inspirer d'autres personnes vivant des situations similaires.

«Son corps a peut-être perdu la bataille, mais pas son esprit, a affirmé Heart-Coutts. Sa bravoure va continuer de sauver les autres.»