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17/08/2017 02:04 EDT | Actualisé 17/08/2017 02:20 EDT

Qatar: plus de deux mois de crise dans le Golfe

Rappel des développements dans la crise diplomatique opposant le Qatar à l'Arabie saoudite et ses alliés.

- Mise au ban -

- 5 juin: L'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Yémen, l'Egypte et les Maldives rompent leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils reprochent à l'émirat de soutenir des groupes islamistes radicaux et de ne pas prendre assez de distance avec l'Iran, puissance régionale chiite rivale de l'Arabie sunnite.

Cette rupture s'accompagne de mesures économiques comme la fermeture des liaisons aériennes et maritimes avec le Qatar et de la seule frontière terrestre de l'émirat. Des restrictions de déplacements des personnes sont aussi imposées. Les bureaux à Ryad de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera sont fermés.

Le Qatar accuse ses voisins de vouloir le mettre "sous tutelle" et l'étouffer économiquement. Mais il assure qu'il n'y aura pas "d'escalade" de sa part.

- 6 juin: La Mauritanie rompt ses relations diplomatiques avec le Qatar. La Jordanie réduit sa représentation diplomatique.

- 'Blocus' -

- 7 juin: Le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères déclare que la question du Qatar ne porte pas sur "un changement de régime" mais sur la nécessité d'un "changement de politique".

- 19 juin: Le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères déclare que l'isolement du Qatar peut durer "des années". Doha lie toute négociation à une levée du "blocus".

- Ultimatum rejeté -

- 22 juin: L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte soumettent au Qatar une liste de 13 demandes à satisfaire dans un délai de dix jours. Parmi celles-ci figurent la fermeture d'Al Jazeera, la réduction des relations avec l'Iran et la fermeture d'une base militaire turque au Qatar.

- 4 juil: Doha estime que la liste "est irréaliste et irrecevable". Le 5, Ryad et ses alliés annoncent le maintien des sanctions et menacent d'en prendre de nouvelles.

- Efforts -

- 11 juil: Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, dans la région, obtient l'accord du Qatar à un programme de lutte contre "le financement du terrorisme". L'accord est jugé "insuffisant" par les adversaires de Doha.

- 20 juil: Le Qatar amende sa législation sur la lutte antiterroriste. Le 21, son émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, fait une offre de dialogue, refusant toutefois de céder aux "diktats".

- 24 juil: Après une tournée régionale, le président turc Recep Tayyip Erdogan estime qu'il faudra davantage de temps pour sortir de l'impasse, malgré une médiation du Koweït.

- Liste noire -

- 25 juil: L'Arabie saoudite et ses alliés ajoutent 18 groupes et individus qualifiés de "terroristes" à une liste noire répertoriant des entités accusés de liens avec l'émirat. La liste compte désormais près de 90 noms.

- 28 juil: Doha accuse Ryad et ses alliés de vouloir contrôler sa politique étrangère.

- Briser l'isolement -

- 1er août: Le Qatar confirme une commande de sept navires de guerre à l'Italie. En juin, il avait signé avec les Etats-Unis un accord pour la vente d'avions de combat F-15.

- 4 août: Le footballeur brésilien Neymar débarque à Paris pour rejoindre son nouveau club, le Paris Saint-Germain (PSG, propriété du Qatar), qui a mis sur la table plus de 220 millions d'euros pour le recruter.

- 9 août: Le Qatar supprime les visas d'entrée pour 80 nationalités. Il avait déjà créé un statut de résident permanent pour trois catégories d'étrangers.

- Ouverture saoudienne -

- 17 août: A Ryad, les médias d'Etat annoncent que le roi Salmane a ordonné l'ouverture de la frontière pour permettre aux Qataris d'effectuer le pèlerinage de La Mecque.

acm/alc/iw