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17/08/2017 05:26 EDT | Actualisé 18/08/2017 19:04 EDT

La CPI a rendu une ordonnance de réparation dans l'affaire Al Mahdi

LA HAYE, Pays-Bas — La Cour pénale internationale a fixé jeudi à 2,7 millions d'euros (près de 3,9 millions $ CAN) la responsabilité d'un musulman radical reconnu coupable de destruction de sites religieux à Tombouctou.

Le tribunal situé aux Pays-Bas a conclu qu'Ahmad Al Mahdi avait dirigé intentionnellement des attaques contre des bâtiments à caractère religieux et historique dans la ville malienne. Tous les sites endommagés, sauf un, étaient inscrits au registre du patrimoine mondial de l'Unesco.

On lui reproche d'avoir causé des dégâts à neuf mausolées et à une porte de mosquée en 2012. Les sites attaqués avaient été érigés aux 15e et 16e siècles, à une époque où Tombouctou était considérée comme un grand centre de savoir musulman.

Les procureurs affirment qu'Al Mahdi était un membre d'Ansa Dine, un groupe djihadiste associé à Al-Qaïda qui contrôlait à ce moment le nord du Mali. Les militants ont éventuellement été expulsés par les forces françaises, qui ont arrêté Al Mahdi au Niger voisin en 2014.

Relevant qu'Ahmad Al Mahdi est indigent, la Cour encourage le Fonds au profit des victimes à compléter les réparations ordonnées.

Lors d'une audience antérieure, Al Mahdi avait plaidé coupable et exprimé des remords pour son rôle dans la conduite de la destruction.

Il avait exhorté les musulmans à travers le monde à ne pas commettre d'actes similaires.

Il a été condamné à neuf ans d'emprisonnement.