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17/08/2017 07:45 EDT | Actualisé 17/08/2017 10:22 EDT

Des représentants fédéraux font le point sur la situation des migrants

SAINT-BERNARD-DE-LACOLLE, Qc — Aucun compromis ne sera fait pour la sécurité du pays et de ses citoyens, a insisté la GRC en faisant le point jeudi sur une affluence «sans précédent» de personnes interceptées à la frontière entre le Québec et les États-Unis, soit près de 8000 depuis juin.

Environ 85 pour cent de ces gens entrés de façon irrégulière à la frontière sont d'origine haïtienne, en provenance des États-Unis. D'autres sont des ressortissants du Soudan et de la Turquie, notamment.

Seulement depuis le 1er août, 3800 personnes ont été interceptées au Canada, après avoir passé la frontière de façon irrégulière, soit sans passer par un poste frontière.

Ils étaient 781 en juin et 2996 en juillet.

Environ 250 personnes par jour sont actuellement interceptées, a confirmé la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Moins d'un pour cent des personnes interceptées lors de cette vague estivale ont été arrêtées et détenues pour des motifs de criminalité ou pour avoir commis des infractions non détaillées lors du point de presse tenu jeudi matin à Saint-Bernard-de-Lacolle, à quelque 20 kilomètres du poste-frontière près duquel ont été interceptées de nombreuses personnes.

Le point de presse a été fait par l'Agence des services frontaliers du Canada, la GRC et la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, qui tenaient à informer la population de la situation.

Les représentants ont répété, à maintes reprises, que de traverser la frontière de façon irrégulière ne garantit en aucun cas le droit de pouvoir rester au Canada.

D'ailleurs, 50 pour cent des ressortissants d'Haïti qui ont formulé une demande d'asile l'an dernier ont été refusés, a précisé Louis Dumas de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié.