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17/08/2017 14:57 EDT | Actualisé 17/08/2017 15:20 EDT

Attaque de Barcelone: ce que l'on sait

Un conducteur a délibérément foncé dans la foule jeudi sur l'avenue la plus touristique de Barcelone, faisant treize morts et une centaine de blessés, selon le gouvernement régional, un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

- LES EVENEMENTS -

Vers 17H00 (1500 GMT), une camionnette percute la foule sur les Ramblas, l'avenue de Barcelone la plus fréquentée par les touristes espagnols et étrangers.

Des témoins décrivent des scènes de chaos et de panique parmi les piétons.

Selon le responsable de l'Intérieur du gouvernement catalan, Joaquim Forn, l'attaque a fait treize morts et une centaine de blessés.

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders annonce qu'une Belge a été tuée dans l'attentat.

- LA REVENDICATION -

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) revendique l'attentat dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq et relayé par le centre américain de surveillance des sites jihadistes, SITE.

"Les assaillants de l'attaque de Barcelone étaient des soldats de l'Etat islamique", indique le communiqué, ajoutant que "l'opération a été menée en réponse aux appels à cibler les Etats de la coalition" internationale antijihadistes opérant en Syrie et en Irak.

- LES SUSPECTS -

La police régionale de Catalogne annonce l'arrestation de deux suspects, un Espagnol et un Marocain.

Un des suspects interpellés est un Espagnol né à Melilla (ville sous administration espagnole dans le nord du Maroc, ndlr) et l'autre est un Marocain, Driss Oukabir, indique le porte-parole de la police catalane.

Oukabir est lié à la camionnette utilisée dans l'attentat et a été arrêté à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone.

Le suspect espagnol a été arrêté à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, une localité où la nuit précédente une explosion dans un logement a fait un mort et sept blessés. Les enquêteurs relient cette explosion à l'attentat de Barcelone, selon le porte-parole de la police. "Nous soupçonnons qu'ils (les occupants) préparaient un engin explosif".

Aucun n'avait d'antécédent judiciaire.

Le conducteur de la camionnette est en fuite.

Un témoin a dit avoir vu dans la camionnette "un homme très jeune, d'une vingtaine d'années, au visage mince".

- LA REACTION DES AUTORITES -

La zone a immédiatement été fermée par un cordon de sécurité, a constaté le correspondant de l'AFP.

Les stations de métro et de chemins de fer ont été fermées et la population priée par les autorités de se tenir éloignée de la zone de l'attaque.

La police demande aux habitants de rester chez eux et d'éviter les déplacements non indispensables. Elle a confiné les survivants dans les magasins et les restaurants qui bordent la Rambla, dont ils ont pu commencer à sortir en fin de soirée.

Le Premier ministre Mariano Rajoy a souligné dans un tweet qu'il était en contact avec les autorités locales et que la priorité était d'aider les victimes et de faciliter le travail des forces de sécurité.

Le palais royal espagnol condamne l'attaque en assurant: "ils ne nous terroriseront pas".

- PRECEDENTES ATTAQUES EN ESPAGNE -

L'Espagne a été la cible de la pire attaque commise par des extrémistes islamistes en Europe en mars 2004, lorsque des bombes avaient explosé dans des trains de banlieue à Madrid, faisant 191 morts. Les attentats avaient été revendiqué par des extrémistes se réclamant du réseau Al-Qaïda.

En juillet 2015, un tireur a ouvert le feu devant un hôtel à Barcelone, faisant deux blessés.

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